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Des campements roms démantelés à Saint-Ouen et à Nice

Avec quelque 800 occupants, le camp de Saint-Ouen est considéré comme l'un des plus importants de France.

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France Télévisions
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Une femme rom quitte le camp de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), démantelé mercredi 27 novembre 2013 par la police. ( MAXPPP)

Deux campements roms situés à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et à Nice (Alpes-Maritimes) ont été démantelés mercredi 27 novembre par les autorités. Le premier, sur lequel vivaient quelque 800 personnes, est considéré comme l'un des plus importants de France.

Le campement de Saint-Ouen empiétait sur une voie ferrée

L'évacuation du campement de Saint-Ouen, situé sur des terrains en friche jouxtant l'une des centrales de chauffage urbain de Paris, a débuté vers 8 heures du matin, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Cette expulsion fait suite à une décision rendue le 2 octobre par le tribunal de grande instance de Bobigny, à la demande de Réseau ferré de France (RFF) et de la SNCF, propriétaires des parcelles occupées.

Ce bidonville, l'un des plus importants de France, était apparu après une série d'expulsions de campements roms en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, au début de l'été. Faute de place suffisante sur le terrain, des caravanes et cabanes de fortune avaient rapidement empiété sur une voie ferrée destinée à ravitailler en charbon une centrale de la Compagnie parisienne de chauffage urbain.

Pour la mairie, l'installation mettait notamment en péril l'alimentation de la capitale en chauffage urbain, la centrale de Saint-Ouen alimentant "quelque 110 000 personnes" mais aussi de nombreux hôpitaux parisiens. Depuis l'installation du campement, la chaufferie était cependant encore approvisionnée, mais par camion, avec un coût final plus élevé que le transport ferroviaire.

Le campement de Nice déjà évacué en mai

L'autre campement démantelé mercredi était installé à l'ouest de Nice, sur les berges du fleuve Var. Jugé "insalubre et dangereux" par la préfecture des Alpes-Maritimes, il a été évacué au matin, sans incident particulier.

Le Conseil général des Alpes-Maritimes, qui précise qu'un total de 70 personnes se trouvaient sur place, a immédiatement procédé à la démolition du campement de fortune. Le tribunal administratif de Nice avait ordonné à la mi-novembre l'évacuation de ce campement illicite à la suite d'une demande du président UMP du Conseil général, Eric Ciotti. En mai, ces mêmes berges menacées d'inondation avaient déjà été évacuées une première fois, après une procédure administrative identique.

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