Loi de bioéthique : des centaines de manifestants devant l'Assemblée nationale contre une extension de la PMA "au rabais"

Début février, l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes a subi un coup d'arrêt avec le vote par le Sénat d'un amendement supprimant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

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France Télévisions
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Des manifestants rassemblés devant l'Assemblée nationale, à Paris, pour réclamer l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes sans discrimination, le 21 février 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"PMA tout de suite, maintenant, ça ne se négocie pas." Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, dimanche 21 février, devant l'Assemblée nationale, à Paris, pour mettre en garde contre une procréation médicalement assistée (PMA) "au rabais". Les manifestants ont condamné le vote par les sénateurs, le 4 février, d'un amendement supprimant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

"C'est un message fort pour montrer aux députés [qui auront le dernier mot] qu'il y a une contestation claire" et "une réelle colère", a déclaré une manifestante, Alice, 29 ans, devant une large banderole noire "PMA : on aura nos droits !". "PMA pour toutes mais surtout sans discrimination", pouvait-on lire sur des pancartes.

"PMA promise depuis neuf ans : nos vies ne sont pas un débat", était-il aussi écrit sur certains panneaux. Promesse de l'ancien président François Hollande puis de son successeur Emmanuel Macron, l'ouverture de PMA à toutes les femmes, contenue dans le projet de loi de bioéthique, a pris du retard en raison de l'épidémie de coronavirus qui a bousculé l'agenda parlementaire.

"Texte complètement dénaturé"

Le vote des sénateurs, début février, avait également suscité la colère et la déception de nombreuses associations et de certains partis politiques au Sénat, dont la gauche et les groupes RDPI à majorité LREM et RDSE à majorité radicale qui ont voté contre "un texte complètement dénaturé".

Privé de son article premier, le texte a également perdu un autre de ses "piliers", la possibilité pour les femmes d'une autoconservation de leurs ovocytes sans raison médicale. Ces deux mesures pourront toutefois être rétablies par les députés qui auront le dernier mot. Aucune date n'a été pour l'heure fixée mais le gouvernement a indiqué à plusieurs reprises son souhait de voir le projet de loi de bioéthique être définitivement adopté "avant l'été".

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