Le projet de loi de bioéthique, dont la PMA pour toutes, sa mesure phare, est définitivement adopté

L'Assemblée nationale a adopté mardi, en dernière lecture, le projet de loi de bioéthique, via un dernier et large vote.

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France Télévisions
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L'Assemblée nationale, le 22 juin 2021 à Paris. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

Avancée sociétale pour les uns, "passage en force" pour d'autres. Après deux ans de travaux, le Parlement a adopté définitivement, mardi 29 juin, le projet de loi de bioéthique et sa mesure phare d'ouverture de la PMA à toutes les femmes, en vue d'une mise en œuvre rapide après un ultime recours des opposants. 326 députés ont voté pour, 115 contre et 42 ne se sont pas exprimés.

Les textes d'application ont été préparés afin "que des premiers enfants puissent être conçus avant la fin de l'année 2021", a promis le ministre de la Santé Olivier Véran. "C'est un beau jour pour notre pays", a-t-il salué sur franceinfo, et même "un jour historique" dans "un quinquennat de progrès", selon le chef de file des députés LREM Christophe Castaner. Un recours auprès du Conseil constitutionnel de députés LR et UDI notamment pourrait cependant retarder de quelques semaines la promulgation de la loi.

"Un accouchement dans la douleur"

L'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires est attendue depuis des années par les associations d'homosexuels, à l'instar de ce qui est déjà permis dans plusieurs pays européens comme l'Espagne, le Portugal, la Suède, la Grande-Bretagne...

C'est "neuf ans de gestation et un accouchement dans la douleur", déplore l'Inter-LGBT, quand Gaylib a eu "peur" que le processus n'aille pas au bout. Evoquée par François Hollande, puis promise par Emmanuel Macron, la première, et probablement seule grande réforme de société du quinquennat, a pris du retard notamment en raison de la crise du Covid-19, faisant "perdre" des chances de grossesse à certaines, déplorent ces associations. A l'inverse, La Manif pour tous dénonce "un passage en force" avec le refus "systématique" de "toute modification du projet initial". Avec d'autres associations et le soutien de l'épiscopat catholique, le mouvement a mobilisé au fil des mois des dizaines de milliers de personnes contre "la PMA sans père".

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