VIDEO. Nouvelles anomalies sur l'EPR de Flamanville : les soupapes de sûreté pointées du doigt

Le réacteur nucléaire de la Manche rencontre des "difficultés de fonctionnement" sur ses soupapes de sûreté auxquelles l'exploitant EDF va devoir "répondre", précise l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. 

FRANCE 2

Le réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) n'en finit pas avec les complications. Après les défauts de fabrication sur la cuve du réacteur, Mediapart (article abonnés) révèle lundi 8 juin l'existence de "graves dysfonctionnements de pièces importantes de l’EPR", pointés par un rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ISRN). 

Le site fait état d'un "rapport confidentiel" de l'Institut datant de février sur des "anomalies" sur les soupapes de ce réacteur de troisième génération en construction, déjà confronté à un sérieux problème sur sa cuve. Les soupapes sont un élément important pour la sûreté d'un réacteur nucléaire. Elles permettent de réguler la pression de l'eau dans le circuit primaire du cœur nucléaire.

Report de la mise en service à 2017

"Il n'y a pas de 'rapport confidentiel', car nous n'en sommes qu'à la phase d'instruction", a réagi Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN, lundi soir. "Mais il y a eu une réunion préparatoire avec l'Autorité de sûreté nucléaire au cours de laquelle ont été présentés des transparents". "Les essais réalisés par EDF ont montré des difficultés sur les questions d'ouverture et de fermeture des soupapes", a concédé Thierry Charles. 

Le réacteur EPR n'en finit pas d'accumuler les problèmes techniques. En novembre, EDF a annoncé un nouveau report, à 2017, de la mise en service de ce réacteur. 

Le chantier de l\'EPR de Flamanville (Manche), le 6 novembre 2014.
Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), le 6 novembre 2014. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)