Sûreté nucléaire : l'Elysée relance la fusion contestée de deux institutions

L'idée est de réunir l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et l'Autorité de sûreté nucléaire, chargée des décisions sur les centrales.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), le 9 février 2023. (MATTHIEU RONDEL / AFP)

L'Elysée a relancé, mercredi 19 juillet, le processus contesté de fusion des deux institutions chargées de la sûreté nucléaire en France. Cette opération, annoncée par la présidence de la République trois mois après le rejet par le Parlement d'un premier projet de fusion, réunirait en une nouvelle "grande autorité indépendante" l'Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN) et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), selon un communiqué.

Cette autorité, "dont les moyens financiers et humains seraient renforcés (...) permettra d'adapter la sûreté nucléaire face aux trois défis de la relance" du nucléaire civil voulue par le Emmanuel Macron, fait valoir l'Elysée. Les objectifs visés sont "la prolongation du parc existant", la "construction de nouveaux EPR", des réacteurs de nouvelle génération, et "le développement de petits réacteurs modulaires innovants".

Le Conseil de politique nucléaire (CPN), réuni mercredi à l'Elysée, "a confirmé la volonté du gouvernement d'avancer en ce sens, en veillant à ce que l'ensemble des missions de l'ASN et l'IRSN soient préservées". Le CPN a donc "donné mission à la ministre de la Transition énergétique [Agnès Pannier-Runacher] d'engager les concertations avec les parties prenantes et les parlementaires en vue de préparer un projet de loi d'ici l'automne".

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