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Nucléaire : Greenpeace désigne ses cinq centrales "à fermer en priorité"

L'ONG a inscrit sur sa liste noire les sites du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme).

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France Télévisions
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Un membre de Greenpeace devant la centrale de Fessenheim, jeudi 28 mars 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

"Pourquoi seulement Fessenheim ?" Après avoir analysé les 19 sites français, Greenpeace a désigné, jeudi 28 mars, quatre autres centrales nucléaires à "fermer en priorité". Outre Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne des centrales françaises promise à la fermeture d'ici fin 2016 par François Hollande, Greenpeace a inscrit sur sa liste noire les sites du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme). 

Greenpeace a examiné "trois séries de critères" : le niveau de sûreté des centrales (âge, puissance, nature du combustible ), les risques d'"agressions externes naturelles ou non naturelles" (inondation, séisme, risque industriel, incendie ) et les conséquences d'un accident (proximité d'une frontière ou d'une grande métropole, activités proches). "Pour tenir sa promesse François Hollande doit acter la fermeture d'au moins 20 réacteurs à horizon 2020", souligne dans un communiqué Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace, en référence à l'engagement du président de la République de baisser la part du nucléaire de 75 à 50% d'ici 2025 dans la production d'électricité.

Des membres de Greenpeace ont projeté la liste des 5 centrales "à fermer en priorité" sur une piscine de Fessenheim, le 28 mars 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Jeudi matin, à l'aube, une dizaine de militants de Greenpeace ont déjoué la surveillance pour projeter sur la centrale de Fessenheim deux textes grâce à de puissants projecteurs. "Pourquoi seulement moi ?" pouvait-on lire durant une dizaine de minutes sur l'un des réacteurs de Fessenheim, alors que la liste des centrales jugées dangereuses était également projetée. Selon un rapport confidentiel de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, un accident nucléaire majeur dans l'Hexagone pourrait coûter de 760 milliards d'euros (dans le meilleur des cas) à 5 800 milliards d'euros. 

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