La centrale nucléaire de Fessenheim pourrait fonctionner jusqu'en 2019

La centrale pourrait bénéficier d'un sursis, à cause du retard possible du démarrage de l'EPR de Flamanville.

La centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, le 14 novembre 2013.
La centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, le 14 novembre 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) pourrait bénéficier d'un nouveau sursis. EDF a annoncé, jeudi 31 mai, un possible nouveau retard de "quelques mois" du démarrage du réacteur de l'EPR de Flamanville (Manche), ce qui pourrait repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim à l'été 2019.

L'entreprise avait annoncé en avril avoir constaté des "écarts de qualité" sur des soudures de la tuyauterie du réacteur en construction à Flamanville, dont le démarrage était jusqu'ici prévu à la fin de l'année. Ils concernent les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui relient le générateur de vapeur et la turbine qui produit l'électricité. Le groupe indique que "les échanges avec l'Autorité de sûreté nucléaire vont se poursuivre encore quelques semaines" et que "les conséquences sur le planning et, le cas échéant, sur le coût du projet Flamanville 3 seront précisées à cette échéance".

"Un décalage de quelques mois du démarrage du réacteur EPR de Flamanville 3 faisant partie des hypothèses envisagées, EDF se met en situation de poursuivre l'exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu'à l'été 2019", indique l'entreprise dans un communiqué. La doyenne des centrales françaises, située dans le Haut-Rhin, ne peut pas fonctionner après la mise en route de Flamanville en vertu d'une loi qui plafonne la capacité nucléaire française.