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Négociations tendues autour de l'assurance chômage

Droits des chômeurs et cotisations patronales ; les partenaires sociaux entament ce vendredi la renégociation de la convention Unedic, l'organisme qui gère l'assurance chômage. Discussions tendues dans un contexte économique morose, alors que le chômage reste toujours aussi haut, et que le déficit de l'assurance chômage est abyssal. 
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Radio France
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Le rendez-vous est fixé, l'enjeu crucial : à partir de ce vendredi, patronat et syndicats se retrouveront chaque fin de semaine pour tenter de trouver un compromis sur la renégociation de l'actuelle convention Unedic, l'organisme qui gère l'assurance chômage. Alors que le pays compte plus de 3,2 millions de chômeurs, un chiffre qui ne baisse pas, et que le déficit des comptes de l'assurance chômage tourne autour de 4,1 milliards d'euros, les partenaires sociaux, encouragés par le gouvernement, ont en tête deux enjeux principaux. 

La simplification C'est un problème souvent dénoncé par les personnes indemnisées : des règles illisibles, en particulier pour les personnes travaillant un peu en dehors de leurs périodes de chômage. Cela aboutit parfois à des situations insupportables, si l'on y ajoute les erreurs d'indemnisation et la peur qui s'installe chez les chômeurs, qui ne savent plus vraiment ce qu'ils doivent toucher.

"Plus personne n'y comprend rien, un chômeur dans notre pays, pour savoir à quel niveau il va être indemnisé, c'est extrêmement compliqué" (Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT)

Le ministre de l'Emploi Michel Sapin a d'ailleurs apporté de l'eau au moulin : "Je propose plutôt aux partenaires sociaux de simplifier ".

Le déficit de l'assurance chômage Comme dit plus haut, les comptes sont dans le rouge. La dette de l'assurance chômage devrait grimper à 22,3 milliards d'euros en 2014. Et cela ne devrait pas s'arranger en 2014. Le patronat avance dans l'espoir que les cotisations ne grimpent pas. Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait avancé l'idée d'une dégressivité de l'indemnisation : plus un chômeur met de temps pour retrouver un emploi, moins il sera indemnisé. Hors de question pour les syndicats, CGT en tête, qui entendent ne pas toucher aux indemnisations et même, pourquoi pas, en allonger la durée. "Il ne faut pas moins indemniser, mais mieux " assure Eric Aubin de la CGT.

Sur ce point, les syndicats ont reçu un soutien de poids. Lors de sa conférence de presse mardi, François Hollande s'est montré catégorique : "Ce n'est pas à un moment où il y a un taux de chômage élevé qu'il faut réduire les droits des chômeurs ".

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