Vaucluse : la maire de Bollène refuse de les marier, elles portent plainte

La maire d'extrême droite Marie-Claude Bompard avait refusé de marier les deux femmes, demandant le "respect" de sa "conscience". Elle a finalement accepté de déléguer son pouvoir à son adjointe à la Culture.

Amandine Gilles et Angelique Leroux, le 24 août 2013 devant la mairie de Bollène (Vaucluse).
Amandine Gilles et Angelique Leroux, le 24 août 2013 devant la mairie de Bollène (Vaucluse). (MAXPPP)

Elles veulent que la décision de Marie-Claude Bompard "ne reste pas sans conséquences". Quelques jours après le refus de la maire de Bollène (Vaucluse) de célébrer leur mariage, Amandine Gilles et Angélique Leroux ont annoncé leur choix de porter plainte contre l'édile d'extrême droite, rapporte Midi Libre vendredi 30 août. 

Marie-Claude Bompard, membre de la Ligue du Sud, avait d'abord refusé de prononcer cette union, demandant le "respect" de sa "conscience", avant de déléguer la tâche, quelques jours plus tard, à l'une de ses adjointes. "Il s'agit d'un viol de conscience, les maires sont sous la contrainte, sous la menace de sanctions disproportionnées et illégitimes", avait justifié le directeur de communication de la mairie de Bollène, Jean Vallier.

"La décision de Marie-Claude Bompard nous a fait très mal"

Et si leur mariage est bel et bien prévu le 10 septembre, Amandine et Angélique ont malgré tout décidé de porter plainte, car "la décision de Marie-Claude Bompard nous a fait très mal ainsi qu'à nos familles, expliquent-elles dans Midi Libre. Cela ne peut pas rester sans conséquences. Après avoir mûrement réfléchi, nous voulons aller jusqu'au bout et aller en justice." Selon leur avocat, la plainte sera déposée pour "acte contraire à l'exécution de la loi par dépositaire de l'autorité publique, et discrimination de l'application d'un droit autorisé par la loi, en raison d'une orientation sexuelle".

Une enquête préliminaire avait déjà été ouverte lundi par le parquet de Carpentras, pour "obstruction à la loi par une personne dépositaire de l'autorité publique".