Manif pour tous : le militant Nicolas Buss voit sa peine réduite en appel

Le jeune homme avait été interpellé après un rassemblement des opposants au mariage des homos devant le siège de M6, à Neuilly-sur-Seine, où ils attendaient François Hollande. 

Des soutiens à Nicolas Buss, jeune militant de la Manif pour tous condamné à deux mois de prison ferme, le 21 juin 2013 devant le Panthéon, à Paris. 
Des soutiens à Nicolas Buss, jeune militant de la Manif pour tous condamné à deux mois de prison ferme, le 21 juin 2013 devant le Panthéon, à Paris.  (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Après 21 jours à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), Nicolas Buss, jeune militant de la Manif pour tous, opposé au mariage des homosexuels, a vu sa peine réduite à 3 000 euros d'amende, dont 1 500 euros avec sursis, par la cour d'appel de Paris, mardi 9 juillet. Il ressort libre.

La cour devait se prononcer sur deux principaux points. D'une part, l'appel du parquet de la condamnation du jeune homme, le 28 mai, à 200 euros d'amende avec sursis. D'autre part, l'appel de Nicolas Buss et du parquet concernant sa condamnation à quatre mois de prison dont deux ferme, après son interpellation, le 18 juin, lors d'un rassemblement devant le siège de M6, à Neuilly-sur-Seine. Il avait également écopé de 1 000 euros d'amende pour "rébellion" et "refus de prélèvement de ses empreintes".

France 3- Clément Weill-Raynal et Georges Minaugoy

Une première condamnation

Comme le rappelle Le Monde, l'étudiant de 23 ans avait déjà comparu "le 28 mai, à la suite d'une manifestation non autorisée sur les Champs-Elysées". Il avait été condamné à 200 euros d'amende pour "non dispersion d'un rassemblement non autorisé", "entrave à la circulation" et "fourniture d'identité imaginaire". Le parquet avait fait appel de cette condamnation, jugée trop faible.  

Alors que ses parents avaient demandé qu'on ne fasse de lui "ni un héros ni un martyr", de nombreux militants de la Manif pour tous avaient défilé pour demander sa libération, dénonçant un "emprisonnement politique". Ils étaient à nouveau présents, mardi, devant le palais de justice de Paris.

France 2