Don de sperme : fin partielle de l'anonymat des donneurs

Parmi les sujets qui font polémique dans le projet de loi sur la bioéthique, la fin de l'anonymat des donneurs et l'accès à l'origine des enfants conçus par une PMA. À leur majorité, ils pourront avoir accès à l'identité du donneur.

Jusqu'ici, il était anonyme. Le don de sperme sera possible désormais seulement si le donneur accepte d'être identifié par l'enfant à sa majorité. Par souci d'égalité devant la loi, les stocks pourraient être détruits, ce qui choque certains spécialistes. "Si on vide nos banques, le temps que l'on reconstitue une nouvelle banque, et bien les gens n'auront pas accès au don d'ovocyte, au don de sperme… C'est du gaspillage vis-à-vis des donneurs et des couples qui attendent", regrette la Professeure Nelly Achour-Frydman, responsable biologiste de la reproduction Hôpital Antoine Béclère de Clamart AP-HP.

Non rétroactif

La levée de l'anonymat est un progrès salué par certains enfants nés d'un don de sperme, mais la loi ne sera pas rétroactive. Pas vraiment une aide pour certains. "On pense qu'on pourrait offrir aux personnes concernées d'échanger de manière anonyme des informations avec des personnes issues de leur don", avance Audrey Kermalvezen, cofondatrice de l'Association Origines. Certains font aujourd'hui des tests à l'étranger afin de retrouver leurs géniteurs.

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Un soignant dans un hôpital (illustration).
Un soignant dans un hôpital (illustration). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)