Locaux vétustes, matériels obsolètes... : un concours photo entend dénoncer le quotidien des policiers

L'Union des policiers nationaux indépendants a lancé un concours photo pour dénoncer les conditions de travail des policiers. Les agents ont jusqu'au 10 septembre pour envoyer leurs clichés.

Les photos affluent auprès de l\'UPNI, ici un commissariat du Val-de-Marne.
Les photos affluent auprès de l'UPNI, ici un commissariat du Val-de-Marne. (TOUS DROITS RÉSERVÉS)

L'Union des policiers nationaux indépendants (UPNI) veut mettre en avant les conditions de vie difficiles des policiers, rapporte France Bleu. Depuis le 6 août, l'association a lancé un concours photo à l'échelle nationale.

Sur les premiers clichés partagés : des locaux vétustes et du matériel obsolète. Dix mois après l'attaque au cocktail molotov à Viry-Chatillon, véritable détonateur de la colère policière, il reste encore du travail à faire sur le terrain. Photos à l'appui.

Des vitres rafistolées avec du scotch

En une semaine, l'association des policiers nationaux indépendants a recueilli une centaine de photos d'un peu partout en France. Nathalie est l'une des cadres de l'UPNI. Chaque jour, cette policière de 30 ans entend les témoignages de ses collègues :"J'ai évoqué un véhicule qui avait un problème de clim, ensuite la portière est même tombée".

Certaines canalisations débordent, des insectes sont présents dans les vestiaires et les vitres sont parfois rafistolées avec du scotch et du carton. Quant aux voitures, certaines affichent des centaines de milliers de kilomètres au compteur, racontent les forces de l'ordre.

Album-photos publié le 16 septembre

Ce constat n'étonne pas Franck, après 25 ans d'exercices dans la police en Île-de-France. Il demande "des états généraux de la sécurité". Ce policier espère aussi que le ministre prendra conscience des nombreux problèmes que traverse la police.

"Il faut qu'on arrête de faire parler les gens qui sont dans des bureaux, qui sont trop haut placés pour comprendre les problèmes des gens qui travaillent" dénonce Gérald Rivière, porte-parole de l’UPNI. Pour lui, "il est normal que l'on soit de plus en plus exigeant avec les policiers, mais il faut leur montrer de la considération. Il faut que cela passe par des textes, des lois et du matériel".

Les policiers ont jusqu'au 10 septembre pour envoyer leurs photos à l'UPNI. Un album-photo sera ensuite publié le 16 septembre lors de la manifestation nationale du mouvement.

Un concours pour dénoncer les conditions de travail des policiers : le reportage de Pierre Coquelin
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