Viry-Châtillon : six nouvelles personnes interpellées après l'attaque contre des policiers

L'opération a eu lieu lundi matin, a indiqué la police nationale sur Twitter. 

Des policiers manifestent devant l\'Assemblée nationale, le 26 octobre 2016, à Paris, après l\'agression de quatre d\'entre eux à Viry-Châtillon (Essonne). 
Des policiers manifestent devant l'Assemblée nationale, le 26 octobre 2016, à Paris, après l'agression de quatre d'entre eux à Viry-Châtillon (Essonne).  (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

L'affaire avait déclenché un important mouvement de fronde chez les policiers. Six nouvelles personnes ont été interpellées, puis placées en garde à vue, lundi 24 avril dans la matinée, dans l'enquête sur l'attaque de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre, rapportent le parquet à franceinfo et des sources policières à l'AFP, confirmant un tweet officiel de la police nationale. 

Au total, 17 personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire pour "tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l'autorité publique en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". Quinze d'entre elles sont incarcérées, les deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire.

Deux policiers gravement brûlés

Le 8 octobre, une quinzaine d'agresseurs avaient incendié deux voitures de police, qui surveillaient une caméra installée près d'un feu rouge connu pour ses vols avec violences sur des automobilistes, en lisière de la Grande Borne, une cité difficile, située à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. Sur les quatre agents, deux avaient été gravement brûlés. 

Le premier, un adjoint de sécurité de 28 ans, a subi plusieurs greffes de la peau et passé une dizaine de jours sous coma artificiel à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, avant d'intégrer un centre de réadaptation en Seine-et-Marne. L'autre agent, une gardienne de la paix de 39 ans, dans la police depuis dix-neuf ans, a été soignée plusieurs jours à l'hôpital Saint-Louis. Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde chez les policiers, inédit par son ampleur, entraînant plusieurs semaines de manifestations nocturnes dans plusieurs villes de France.