"Maintenir une peine de mort n’est pas une garantie de sécurité"

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Société : « Maintenir une peine de mort n’est pas une garantie de sécurité »
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En 1981, la France est l’un des derniers pays d’Europe de l’Ouest à abolir la peine de mort. Le combat continue pour Amnesty International.

La France a aboli la peine de mort en 1981"La peine de mort est une vengeance et non pas une justice. Cela ne sert à rien. C’est à la fois barbare et inutile. On se rend compte que ce travail de sensibilisation doit être poursuivi", explique Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France.

Le dernier pays en date à avoir aboli la peine de mort est la Sierra Leone, en juillet 2021. 55 pays la pratiquent toujours, dont la Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite ou l’Afghanistan. "C’est complètement en ligne avec l’application stricte de la charia, mais l’ironie est que l’Afghanistan, qui n’est pas un pays sécessionniste, n’avait pas pratiqué d’exécution depuis deux ans et avait au contraire gracié des condamnés à mort talibans", précise Cécile Coudriou sur franceinfo vendredi 17 septembre.

"La peine de mort est discriminatoire"

Washington n’est pas en reste. "Il y a aussi des pays comme les États-Unis, qui se prétendent [être] le phare de la démocratie, qui, en ce moment même, menacent d’exécuter une personne qui était handicapée mentale, qui s’appelle Rocky Myers", souligne la présidente d’Amnesty International France.

"La peine de mort est vraiment discriminatoire, dans le sens où elle touche davantage les minorités, les pauvres et les personnes noires. Le fait de maintenir une peine de mort n’est absolument pas une garantie de sécurité", conclut Cécile Coudriou.

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