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Loi Travail : les syndicats remobilisent leur service d'ordre avant mardi

Les manifestations contre la loi Travail, jeudi, ont été émaillés de violences, notamment à Paris. Les membres du service d'ordre syndical ont ainsi été attaqués par des jeunes casseurs... Bilan: une dizaine de blessés dans leurs rangs. Les syndicats s'interrogent du coup sur un renforcement de la sécurité lors de la prochaine mobilisation, mardi.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Face-à-face entre casseurs (à gauche) et service d'ordre (à droite), jeudi à Paris. © Christophe Ena/AP/SIPA)

Le sujet est délicat... Les commentaires se font hors micro... Mais les services d'ordres, les fameux "SO" de la CGT et de Force Ouvrière, sont évidemment en contact depuis jeudi soir. Ils doivent se rencontrer ce vendredi afin d'analyser ce qui s'est passé, . et les violences dont ils ont été victimes.

Première conclusion: les casseurs ont agi de manière coordonnée, parvenant à s'infiltrer par les côtés jusque derrière la tête du cortège, alors que les syndicats et la préfecture de police de Paris avaient convenu de ne pas leur permettre de défiler devant...

A l'inverse de précédentes manifs, où ils étaient alors carrément séparés du reste du cortège par un cordon policier.

L'intensité de l'attaque d'hier a surpris : pavés, bouteilles ou projectiles lancés quasiment à bout portant, aux cris de "S-O, collabos !"

Les membres du service d'ordre, environ 200 militants syndicaux, simplement munis de petites bombes de gaz lacrymogène et de matraques téléscopiques, étaient-ils suffisamment protégés ? Il est probable qu'ils reçoivent non seulement du renfort mardi, avec des effectifs supplémentaires, mais aussi des équipements... Peut-être des casques de vélo, comme ceux que portaient par exemple hier de nombreux photographes de presse.

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