L'UMP parvient une nouvelle fois à faire reporter l'adoption de la loi famille

Moins d'un mois après un scénario similaire, le gouvernement et la majorité ont reporté la fin des débats sur la proposition de loi sur l'autorité parentale. Il reste 207 amendement à étudier sur les 700 déposés par l'UMP. 

La secrétaire d\'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, le 21 mai 2014 à l\'Assemblée nationale. 
La secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, le 21 mai 2014 à l'Assemblée nationale.  ( MAXPPP)

L'UMP est ravie, et en cette période troublée pour le parti d'opposition, c'est rare. Moins d'un mois après un scénario similaire, la longue bataille de l'UMP à l'Assemblée a conduit le gouvernement et la majorité, dans la nuit de lundi à mardi 17 juin, à reporter la fin des débats sur la loi famille, et notamment la proposition de loi sur l'autorité parentale.

Le débat, qui avait repris lundi à 16 heures, là où il avait été arrêté dans la nuit du 21 au 22 mai, a été interrompu peu après 1 heure du matin après le vote de l'article 12, faute de temps pour examiner les 207 amendements restants sur les 700 déposés. "Si on travaille de manière constructive et non obstructive, on devrait terminer cette nuit", avait pourtant glissé dans les couloirs la secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, lundi après-midi.

"Obstruction caractérisée de l'UMP"

Des élus de gauche ont déploré l'"obstruction caractérisée de l'UMP", comme le coprésident des députés écologistes, François de Rugy, sur Twitter. Ceux de l'UMP, à l'instar de Daniel Fasquelle ou Philippe Gosselin, se sont en revanche réjouis, sur le réseau social, d'une "nouvelle victoire" et d'une "bonne 2e manche pour ce texte décidément mal engagé!".

 

 

Priorité à la réforme ferroviaire

Les députés ne peuvent continuer ni mardi, ni mercredi, ni jeudi l'examen de la proposition de loi socialiste et écologiste centrée sur les conséquences de séparations de couples pour les enfants. En effet, la réforme ferroviaire est au programme des parlementaires.

Pour l'instant, il n'est pas prévu que l'Assemblée siège vendredi. Mais l'ordre du jour pourrait sortir modifié de la conférence des présidents mardi, ont envisagé des sources parlementaires.