Guerre en Ukraine : les derniers Français quittent Kiev

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Guerre en Ukraine : les derniers Français quittent Kiev
France 2
Article rédigé par
M. de Chalvron, F. Le Moal, C. Kenck, P. Miette, A. Demchuk - France 2
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Kiev, toujours sous contrôle ukrainien, samedi 5 mars, résiste malgré les incessants bombardements russes. Environ trois-cents Français sont encore bloqués dans la capitale ukrainienne. Trois familles notamment ont pu fuir, après s’y être rendu pour une GPA. 

Le rendez-vous a été donné dans la matinée, quelque part dans Kiev. Les Français encore bloqués dans la capitale ukrainienne ont été appelés par l’ambassade, afin d’être évacués. Un immense soulagement pour Julien Courtage, arrivé de Tarbes (Hautes-Pyrénées) il y a dix jours. "Jeudi matin, on s’est réveillés sous les bombardements. Depuis, on a eu notre fille qui est née mardi", raconte-t-il. À l’intérieur d’une petite cafétéria, trois jeunes mamans, avec leur nourrisson dans les bras, dont Laura Courtade, et sa petite Victoria, accouchée d’une femme ukrainienne, il y a à peine 48 heures. "Je suis venue la récupérer. Une GPA qui s’est très bien passée", dit la jeune femme.     

Jouer des coudes pour se faire une place  

Juste à côté, Manuella Vaidie, et sa petite Mila, qui vient tout juste de voir le jour. "J’ai accompagné Natalia, notre mère porteuse, pour toute la période de la montée en puissance des contractions, j’ai coupé le cordon ombilical", décrit la Française. Aucune de ces trois femmes ne regrette leur choix, celui d’avoir bravé la guerre pour récupérer leur enfant. C’est l’organisatrice ukrainienne de ces accouchements GPA qui donne le top départ. Loïc Vaidie propose à la mère porteuse de son enfant de l’accueillir en France. Il faut jouer des coudes pour se faire une place, il n’y en aura pas pour tout le monde. Les trois familles avec leurs nouveau-nés vont pouvoir partir. Le convoi prend la direction de la frontière polonaise, un trajet long et périlleux. 

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