Paris : une enquête ouverte après une agression lesbophobe le soir d'Halloween

L'agression a été dénoncée sur Twitter par l'association "Urgence Homophobie" qui explique qu'une femme a été frappée dans la rue le soir d'Halloween, à Paris, après avoir embrassé sa compagne.

Selon l\'association, la victime pourrait devoir subir une opération du visage.
Selon l'association, la victime pourrait devoir subir une opération du visage. (Capture d'écran Twitter Urgence Homophobie)

Une enquête a été ouverte du chef de "violences commises en raison de l'orientation sexuelle dans un lieu destiné à l'accès à un transport collectif de voyageurs" après une agression lesbophobe mercredi à Paris, a appris franceinfo auprès d'une source judiciaire. L'enquête a été confiée au service de l'accueil et de l'investigation de proximité (SAIP) du 9e arrondissement.

Elle devra subir une opération au visage

L'agression a été dénoncée sur le réseau social Twitter par l'association "Urgence Homophobie" qui explique qu'une femme a été frappée dans la rue le soir d'Halloween, près de Grands boulevards, carrefour de Chateaudun, après avoir embrassé sa compagne, ce qui a entraîné 21 jours d'interruption temporaire de travail. Selon l'association, elle va aussi devoir subir une opération du visage.

"A chaque agression, on a l'impression qu'on passe un stade dans l'ignominie, dans la violence", indiquait jeudi soir Guillaume Mélanie, président de Urgence Homophobie. Ça devient vraiment de pire en pire." "Maintenant, on se dit : 'On ne va plus s'embrasser, on ne va plus se tenir par la main', mais ce n'est pas normal en fait, ce n'est pas à nous de céder du terrain normalement, ce n'est pas à nous d'arrêter de vivre normalement."

"Il faut donner un exemple fort, concret"

Guillaume Mélanie dit avoir saisi le cabinet de la maire Anne Hidalgo qui aurait saisi le procureur. "C'est insupportable, il faut donner un exemple fort, concret, il faut travailler sur la pédagogie, la culture, la prévention et aussi, sur l'application des lois et sur les moyens légaux", a indiqué le président d'Urgence Homophobie, lui-même agressé pour son orientation sexuelle il y a deux semaines.