Paris : le porte-parole d'une association LGBT tunisienne agressé dans la rue

Nidhal Belarbi, condamné pour homosexualité en Tunisie, a obtenu l'asile politique en France. Il rentrait chez lui à Paris quand il a été attaqué. 

Capture d\'une photo de Nidhal Belarbi, postée par l\'association Idaho France, le 11 août 2019. 
Capture d'une photo de Nidhal Belarbi, postée par l'association Idaho France, le 11 août 2019.  (TWITTER / IDAHO FRANCE)

Le porte-parole de l'association LGBT tunisienne Shams a été agressé à Paris dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 août. Ces agresseurs, au nombre de quatre, l'ont reconnu dans la rue, selon une association de lutte contre l'homophobie qui a rendu l'information publique, dimanche 11 août. 

Nidhal Belarbi, condamné pour homosexualité en Tunisie, a obtenu l'asile politique en France. Il rentrait chez lui dans le 11e arrondissement de la capitale quand "un homme qui l'avait déjà agressé en Tunisie en 2013 l'a reconnu dans la rue", affirme le comité IDAHO-France dans un communiqué. "Cet individu a ramené trois autres personnes pour attaquer Nidhal Belarbi, en proférant des insultes homophobes", et le "rouer de coups", poursuit le texte.

"C'est lui, je le reconnais"

Une source policière, interrogée par l'AFP, a confirmé les faits. "La victime a porté plainte le lendemain déclarant un caractère homophobe dans son agression". Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires en réunion en raison de l'orientation sexuelle de la victime".

Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, héberge Nidhal Belarbi à Paris. Il a raconte à l'AFP l'agression : "il est rentré vers 1 heure du matin en état de choc", explique-t-il. Pendant qu'il se trouvait dans un camion de pompiers avant d'être transporté aux urgences, "un homme a forcé la porte, l'a ouverte et Nidhal a immédiatement pris peur. Il a dit: 'C'est lui, je le reconnais'. C'était son agresseur qui revenait 'terminer le travail'. Il a fallu que le pompier le repousse et verrouille la porte".

Nidhal Belarbi n'a "pas de fracture" mais souffre de "nombreuses contusions aux côtes et au cou" qui ont nécessité la pose d'une minerve, a-t-il expliqué.