Loi homophobe en Hongrie : Emmanuel Macron dénonce un texte "totalement contraire à nos valeurs et à notre droit"

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Macron sur la loi contre l'homosexualité en Hongrie
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France Télévisions

Ce texte, qui interdit la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs, a valu à Budapest une lettre de remontrances de la Commission européenne.

Le président français, Emmanuel Macron, a condamné, vendredi 25 juin, une loi adoptée mi-juin en Hongrie qui interdit la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs. Ce texte est "totalement contraire à nos valeurs et à notre droit", a assuré le chef d'Etat, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet du Conseil européen, à Bruxelles. "Lutter contre ces lois homophobes, c'est défendre la liberté individuelle, la dignité humaine, sur notre sol et pour nous tous", a dit le président. Ce dernier "soutient pleinement la procédure juridique enclenchée par la Commission européenne" à l'encontre du pays.

Un "conservatisme antilibéral"

Cette loi hongroise, qui prévoit que "la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l'identité de genre, le changement de sexe et l'homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans", a en effet valu à Budapest une lettre de remontrances de la Commission, qui lui a donné jusqu'au 30 juin pour répondre. L'exécutif européen a le pouvoir d'entamer des procédures pour violation du droit européen pouvant mener à une saisine de la Cour de justice de l'UE et à des sanctions. Le Permier ministre néerlandais, Mark Rutte, a même suggéré d'activer l'article 50 du traité pour sortir de l'UE – comme l'ont fait les Britanniques – si les valeurs de l'UE ne lui convenaient pas. Une perspective écartée par Ursula von der Leyen.

Face aux accusations européennes, Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, a défendu jeudi la loi votée par son pays : "La loi ne porte pas sur les homosexuels, a-t-il assuré. Elle concerne la façon dont les parents veulent faire l'éducation sexuelle de leurs enfants."

Outre le cas hongrois, Emmanuel Macron a aussi déploré la montée d'un "conservatisme antilibéral sur notre valeur" dans plusieurs pays européens, dont la Pologne. Une tendance qui, selon lui, n'est pas associée aux seuls dirigeants de ces pays, mais aussi à "une tendance profonde" de ces populations.

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