Les cabines téléphoniques vont disparaître d'ici deux ans

Un article de la loi Macron libère Orange de son obligation de les installer et les entretenir dans toute la France.

Une cabine téléphonique à Saint-Priest (Limousin), le 7 août 2014.
Une cabine téléphonique à Saint-Priest (Limousin), le 7 août 2014. (DENIS PREZAT / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Aujourd'hui, on passe devant sans y prêter attention. La structure métallique grise et les portes en verre des cabines téléphoniques font partie du décor urbain. Plus pour longtemps : un article de la loi Macron, adoptée le 10 juillet, a libéré Orange de son obligation de service universel consistant à installer et entretenir des cabines téléphoniques dans toute la France. Il en reste entre 40 000 et 70 000.

Par conséquent, l'opérateur a l'intention de les retirer, révèle Le Parisien, samedi 17 octobre. Pour se justifier, selon le quotidien, Orange, ex-France Télécom, met en avant deux arguments : le coût des frais d'entretien, de 8 millions d'euros au moins par an, et la moyenne d'utilisation, "de moins d'une minute par jour et par cabine".

Les habitants des zones blanches opposés à cette disparition

"Orange hérite en revanche d'une nouvelle mission, celle de couvrir avec le réseau de téléphonie mobile les quelque 4 000 communes françaises situées dans des zones blanches", poursuit Le Parisien. Aujourd'hui, quelque 170 communes n'ont toujours pas de services mobiles, contre 3 000 en 2003.

Car pour les habitants de ces zones, mal desservies par le réseau mobile, les cabines téléphoniques restent précieuses. C'est le cas de Brissac (Hérault). Le maire de la commune, Jean-Claude Rodriguez, défend ses trois cabines menacées de dépose. A francetv info, qui l'a rencontré en avril, il avait expliqué : "Les cabines sont les seules lignes à fonctionner en cas d'orage."