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Le collectif Jeudi Noir envahit deux agences immobilières de Paris

Une dizaine de membres du collectif pour le logement Jeudi Noir ont pris d'assaut deux agences immobilières du 11ème arrondissement de Paris. Une action festive, avec déguisements et musique, en forme de vernissage d'une exposition de "pièces justificatives". Objectif : dénoncer les frais d'agence trop élevés, et les garanties difficiles à remplir pour obtenir un logement.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Nathanaël Charbonnier Radio France)

Musique festive,
déguisements et perruques : en façade, l'ambiance était à la fête ce samedi
après-midi, dans deux agences immobilières parisiennes. Il s'agissait en
réalité d'un happening mené par le collectif Jeudi Noir. Le collectif d'action
pour le logement a envahi ces deux agences du 11ème arrondissement de Paris.

La nature de ce happening
? Le vernissage d'une "exposition temporaire " de pièces
justificatives. Le temps de l'intervention, les militants du collectif ont remplacé
les annonces de vente et de location en vitrine par des diplômes, permis
imaginaires ou des autographes de stars, par exemple. Autant de documents
farfelus qui pourraient être demandés comme "pièces justificatives "
dans des dossiers de location, selon le collectif.

Halte aux
discriminations

Outre la suppression des
frais d'agence pour les locataires, le collectif dénonce la montagne de pièces
qu'il faut fournir aux propriétaires et aux agences pour espérer décrocher une
location : "on nous demande des certificats de santé, des certificats de
carte grise du véhicule des parents
", explique Marie, 29 ans. Résultat :
pour beaucoup, la seule solution est de falsifier les documents concernés, y
compris les fiches de paie, pour atteindre des salaires équivalent à trois,
voire quatre fois le prix des loyers.

Les militants de Jeudi
Noir critiquent aussi les discriminations, illégales, en fonction du nom de la
personne qui candidate à la location. "Il y a certaines personnes qui sont
racistes. Des gens qui nous disent qu'ils ne veulent pas de Chinois, pas
d'Arabes, pas d'Africains. C'est le propriétaire qui décide
", se défend le
gérant de l'une des deux agences qui ont été assaillies.

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