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Vidéo Le stratagème infernal du maître-escroc qui a maintenu sous emprise une famille de notables pendant près de dix ans

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VIDEO. Le stratagème infernal du maître-escroc qui a maintenu sous emprise une famille de notables pendant près de dix ans
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Pour dépouiller ces aristocrates du Lot-et-Garonne, Thierry Tilly a élaboré un scénario machiavélique en leur faisant croire qu’un complot menaçait leur sécurité. Au cours de ces longues années, les "reclus de Monflanquin" ont perdu leur liberté et 5 millions d’euros… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 21 octobre 2018.

Les Védrines ont perdu bien plus que le château familial de Martel à Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne. Ces descendants d’une longue lignée d’aristocrates de la région, riches et éduqués, y possédaient d’autres propriétés. C’était avant de faire la connaissance de Thierry Tilly, un manipulateur qui a tenu cette famille de notables sous son emprise totale pendant près de dix ans, de 1999 à 2009.

"Là, ce sont des maisons en ruines que je gardais pour mes enfants et qui m’ont été volées, explique Philippe de Védrines au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Cette vieille maison du XIIe siècle a aussi été volée, et celle-là…. L’action de Tilly a été de vouloir nous effacer de la carte." Cet homme aux allures de gendre idéal est devenu au fil du temps le confident du clan, pour son malheur.

Trois générations basculent dans la paranoïa

Pour dépouiller la famille, le maître-escroc a élaboré un scénario machiavélique. Il consistait à lui faire croire qu’un complot se tramait contre elle. Trois générations ont lentement mais sûrement basculé dans la paranoïa. La mère de 87 ans et ses trois enfants Philippe, Ghislaine, Charles-Henri et certains de leurs conjoints, ainsi que les deux enfants de Ghislaine et les trois de Charles-Henri.

C’est bien l’utilisation de la peur qui a permis à Thierry Tilly de maintenir son emprise sur ces femmes et ces hommes terrorisés. La presse les appellera bientôt les "reclus de Monflanquin", barricadés dans leur dernier réduit. Ils ont même fui en Angleterre après la saisie de leurs meubles par les services des impôts et versé leurs salaires à l’escroc. Ce dernier est finalement condamné, le 4 juin 2013, à dix ans de prison par la cour d’appel de Bordeaux.

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