Cet article date de plus d'onze ans.

Une société française accusée d'avoir fourni du matériel de surveillance informatique à la Syrie

La Fédération internationale des droits de l'Homme et la Ligue des droits de l'Homme vont porter plainte contre la société Qosmos. Elles avaient fait de même contre Amesys, filiale de Bull, en Libye cette fois.
Article rédigé par Guillaume Gaven
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

Selon l'intitulé de la plainte, "il apparaît que la société Qosmos a été, à plusieurs reprises, mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de toute opposition politique ou intellectuelle" . Patrick Baudouin, l'avocat (et ancien président) de la FIDH, demande au parquet de Paris de "prendre l'initiative d'ouvrir une enquête préliminaire ou une information judiciaire" .

La Fédération internationale des droits de l'Homme et la Ligue des droits de l'Homme vont donc porter plainte. Déjà, par le passé, elles s'en étaient prises, dans un dossier similaire, à Amesys : cette filiale de Bull était accusée d'avoir fourni du matériel de surveillance à la Libye de Kadhafi. La plainte a débouché, en juin dernier, sur une enquête du parquet de Paris.

Qosmos, Amesys : "ce sont les deux société pour lesquelles nous avons des éléments, mais il y en a sans doute d'autres" , prévient déjà Patrick Baudouin.


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