Un suspect mis en examen pour l'assassinat des militantes kurdes à Paris

Il s'agit d'un Kurde de 30 ans, employé comme homme à tout faire par l'association à laquelle appartenaient les victimes.

Devant le centre d\'informations du Kurdistan, des fleurs et des bougies ont été déposées le 11 janvier 2013 en hommage aux trois militantes kurdes tuées, dont Sakine Cansiz, en photo ici.
Devant le centre d'informations du Kurdistan, des fleurs et des bougies ont été déposées le 11 janvier 2013 en hommage aux trois militantes kurdes tuées, dont Sakine Cansiz, en photo ici. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Un homme a été mis en examen dans l'affaire du triple meurtre commis dans la nuit du 9 au 10 janvier contre des militantes kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), a annoncé le procureur, lundi 21 janvier.

Le suspect est un Kurde de 30 ans né en Turquie, habitant La Courneuve (Seine-Saint-Denis), membre de l'entourage "proche" des victimes. D'après notre consœur de France 2 Audrey Goutard, cet homme, entendu par les enquêteurs depuis jeudi, faisait office "d’homme à tout faire" au sein de l’association parisienne. 

La piste politique s'éloigne

Des contradictions ont été relevées par les enquêteurs dans le récit de son emploi du temps le jour des meurtres, grâce notamment à plusieurs témoignages et aux images de la vidéosurveillance.

Abattues chacune d'une balle dans la tête, les trois militantes tuées appartenaient toutes au PKK, qui milite pour l'autonomie du Kurdistan en Turquie. L'identité de l'une d'entre elles, Sakine Cansiz, 55 ans, proche du chef emprisonné de la rébellion, Abdullah Öcalan, avait fait penser dans un premier temps à une piste politique. Mais l'identité du suspect semble plutôt orienter les enquêteurs vers l'acte d'un homme isolé, ou un règlement de compte interne au mouvement.