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Surirradiés d'Épinal : deux médecins et un radiophysicien condamnés à de la prison ferme

Des peines des 18 mois de prison ferme ont été prononcées mercredi contre deux anciens médecins de l'hôpital d'Épinal et contre leur collègue radiophysicien. Ils étaient jugés lors du procès du plus grave accident de radiothérapie recensé en France.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Entre 2001 et 2006, plus de 400 personnes ont été victimes de surirradiation dans l'hôpital d'Épinal dans les Vosges. Cet accident avait frappé des patients traités pour des cancers de la prostate. Douze en sont morts selon un dernier bilan communiqué au procès à l'automne 2012.

Ces surirradiations sont dûes à deux accidents distincts. Le premier est une erreur de paramétrage d'un logiciel de passage à une nouvelle génération d'appareils en 2004. Le second est la non-prise en compte dans le calcul final des radiations des doses délivrées lors des contrôles radiologiques précédant le traitement lui-même.  

Trois condamnations et quatre relaxes

À l'issue du procès, deux médecins radiothérapeutes ont été condamnés à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme pour homicides et blessures involontaures et non-assistance à personne en danger. Ils ont également été condamnés à une interdiction définitive d'exercer leur profession.

Le radiophysicien a lui écopé de trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et une interdiction d'exercer de cinq ans. Il a été reconnu coupable d'homicides et blessures involontaires et de soustraction de preuve. Quatre autres prévenus ont été relaxés.

Satisfaction des familles

Philippe Stabler est le président de l'association des victimes
de surirradiation de l'hôpital d'Épinal et est satisfait de ces condamnations :
"Les responsabilités sont reconnues. On a franchi une grosse montagne et
nous sommes très fiers de ce que nous avons fait."

L'avocat d'un des accusés maître Hervé Témine n'accepte en
revanche pas ce jugement. "Je trouve que la sanction qui touche mon client
est bien trop sévère. Nous allons faire appel de ce jugement. J'aurai préféré
éviter un nouveau procès mais il aura lieu"
, explique l'avocat. 

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