La Cour de cassation rejette le pourvoi de Maurice Agnelet contre sa condamnation à 20 ans de prison

Au terme d'un troisième procès, en avril 2014, à Rennes, Maurice Agnelet avait été déclaré coupable de l'assassinat de son ancienne maîtresse Agnès Le Roux.

Maurice Agnelet arrive au palais de justice de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 9 avril 2014.
Maurice Agnelet arrive au palais de justice de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 9 avril 2014. ( STEPHANE MAHE / REUTERS)

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 8 juillet, le pourvoi de Maurice Agnelet contre sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat, en 1977, de son ancienne maîtresse, Agnès Le Roux, riche héritière d'un casino niçois. Au terme d'un troisième procès, en avril 2014, à Rennes, Maurice Agnelet avait été déclaré coupable de ce crime qu'il a toujours contesté.

"Maintenant que la condamnation est définitive, j'ai une priorité : obtenir la libération conditionnelle de Maurice Agnelet, compte tenu de son âge, de son état de santé et de la durée de sa détention", a indiqué à francetv info son avocat, François Saint-Pierre. Ce dernier va aussi "étudier les raisons juridiques du rejet du pourvoi", avant d'envisager un éventuel recours devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Retour devant la CEDH, comme en 2013 ?

Aujourd'hui âgé de 77 ans, Maurice Agnelet a d'abord bénéficié d'un non-lieu en 1985, puis a été acquitté en 2006, avant d'être condamné en appel à 20 ans de prison l'année suivante, avant que la CEDH n'estime, début 2013, que ce procès n'était pas équitable, faute de motivation du verdict. D'où un nouveau procès en 2014, qui se clôt sur 20 ans de réclusion.

Le corps d'Agnès Le Roux, disparue à la Toussaint 1977 à l'âge de 29 ans, n'a jamais été trouvé. Sa voiture non plus. Quelques mois auparavant, l'héritière du Palais de la Méditerranée avait vendu ses parts du casino à un concurrent, pour trois millions de francs. La somme, d'abord versée sur un compte commun aux deux amants à Genève, s'est retrouvée, après la disparition d'Agnès, sur un compte au seul nom de Maurice Agnelet.