De 4 à 8 ans de prison pour les cinq pirates somaliens

Un acquittement a également été prononcé par la cour d'assises de Paris qui jugeait six hommes pour la prise d'otages d'un couple à bord du voilier 'Le Carré d'As' en 2008 dans le golfe d'Aden.

Le couple retenu pendant deux semaines par des pirates somaliens, Jean-Yves et Bernadette Delanne, au palais de justice de Paris, le 21 novembre 2011.
Le couple retenu pendant deux semaines par des pirates somaliens, Jean-Yves et Bernadette Delanne, au palais de justice de Paris, le 21 novembre 2011. (MARTIN BUREAU / AFP)

Cinq peines de quatre à huit ans de prison et un acquittement. C'est ce qu'a prononcé, mercredi 30 novembre, la cour d'assises de Paris qui jugeait six Somaliens pour la prise d'otages du voilier Le Carré d'As en 2008 dans le golfe d'Aden. L'accusation avait requis de six à seize ans de réclusion. La défense, elle, avait plaidé l'acquittement pour deux d'entre eux et des circonstances atténuantes pour les autres.

Les six hommes étaient poursuivis pour avoir arraisonné, le 2 septembre 2008, le voilier et retenu en otages durant deux semaines ses deux occupants, un couple de Français, Jean-Yves et Bernadette Delanne. Une rançon de deux millions de dollars a été réclamée mais n'a jamais été versée : l'aventure des pirates s'est achevée dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008 par un assaut des forces spéciales françaises. Les époux Delanne ont été libérés sains et sauf, un pirate tué et six capturés puis amenés en France.

Les six Somaliens, âgés de 21 à 35 ans, se présentent pour la plupart comme de "modestes pêcheurs". Un seul de ces hommes a cependant pu établir qu'il était effectivement pêcheur et qu'il s'était retrouvé pour la première fois sur le voilier la veille de l'assaut français. Selon l'accusation, le commanditaire de la prise d'otages a été identifié en la personne d'un ancien douanier régnant en chef mafieux sur son clan et son village, "un homme en djellaba couvert de bijoux", selon une description qu'en a faite Jean-Yves Delanne aux enquêteurs. Mais l'homme n'a pas été arrêté et n'a donc pas été jugé.