Peine de mort : "La France va relancer le combat pour l'abolition universelle", annonce Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat a annoncé une rencontre à Paris au premier septembre 2022 afin de faire pression sur les dirigeants des pays appliquant encore la peine de mort.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron s'exprime aux côtés de Robert Badinter, le 9 octobre 2021, au Panthéon, à Paris, pour les 40 ans de l'abolition de la peine de mort en France. (IAN LANGSDON / AFP)

Il reste du travail. Emmanuel Macron a annoncé, samedi 9 octobre, que la France allait "relancer le combat pour l'abolition universelle" de la peine de mort en organisant une "rencontre au plus haut niveau" pour "convaincre" les dirigeants des pays l'appliquant encore de "l'urgence de l'abolir".

"Je vous annonce en ce 9 octobre 2021 que la France va relancer le combat pour l'abolition universelle", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours prononcé au Panthéon pour marquer le 40e anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France.

Il a indiqué que dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, au premier semestre 2022, la France allait organiser "à Paris, avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des Etats appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l'importance et de l'urgence de l'abolir".

Pas moins de 483 exécutions en 2020

Emmanuel Macron a rappelé que, en 1981, la France avait été "le 35e Etat à abolir la peine de mort". "106 Etats ont à ce jour emprunté cette voie quand 50 autres respectent un moratoire de droit ou de fait sur les exécutions", a-t-il précisé. Mais il a déploré que "483, un nombre certainement sous-évalué, exécutions" ont eu lieu dans le monde en 2020.

"483 meurtres d'Etat administrés par 33 régimes politiques qui ont pour la plupart en commun un goût partagé pour le despotisme, le rejet de l'universalité des droits de l'Homme."

Emmanuel Macron

Avant lui, Robert Badinter, l'ancien garde des Sceaux qui avait fait voter l'abolition en 1981, avait affirmé sa "conviction absolue : la peine de mort est vouée à disparaître dans le monde car elle est une honte pour l'humanité". "Elle ne défend pas la société, elle la déshonore", a-t-il ajouté d'une voix ferme sous la coupole du Panthéon. "Vive l'abolition universelle !" a-t-il conclu.

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