DIRECT. Peine de mort : Emmanuel Macron dénonce les "meurtres d'Etat" commis par les pays appliquant toujours la peine capitale

Le chef de l'Etat a participé, samedi, à une cérémonie de commémoration au Panthéon, à Paris, aux côtés de Robert Badinter.

Ce qu'il faut savoir

C'était il y a quarante ans, jour pour jour : le 9 octobre 1981, la peine de mort était officiellement abolie en France, avec la promulgation de la loi défendue au Parlement par Robert Badinter. "L'abolition est un progrès des droits de la personne qui s'est incorporé à la tradition nationale", a défendu Emmanuel Macron, quatre décennies plus tard, lors d'une cérémonie organisée, samedi 9 octobre, au Panthéon. Le chef de l'Etat a déploré les 483 "meurtres d'Etat" recensés en 2020 dans le monde.

Badinter dit son optimisme. "La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde parce qu'elle est une honte pour l'humanité", a déclaré l'ancien ministre de la Justice, samedi, au Panthéon. "La peine de mort ne défend pas la société, elle la déshonore", a-t-il martelé. 

Un retour en arrière "serait une aberration". Robert Badinter ne croit pas en la possibilité d'un retour de la peine capitale en France. "Pour la patrie des droits de l'homme, ce serait une aberration", avait-il estimé, samedi matin, sur CNews et Europe 1. Une telle éventualité ne pourrait, selon lui, intervenir que si la France devenait "une dictature totalitaire", car la peine de mort est "l'apanage des dictatures""Je me refuse à cette idée", assure-t-il.

Une exposition anniversaire. Après son discours, le chef de l'Etat a visité l'exposition Un combat capital, qui retrace, au Panthéon, "l'histoire du combat politique pour l'abolition de la peine de mort en France, du XVIIIe siècle à nos jours". Jusqu'au 9 janvier, photographies, gravures, manuscrits, unes de presse ou documents d'archives sont visibles. De nombreux extraits sonores, dont la chanson de Michel Sardou Je suis pour en faveur de la peine de mort, sont proposés en écoute.

Un combat qui se poursuit. La peine de mort reste en vigueur dans 55 pays dans le monde. "Il faut que nous soyons le porte-drapeau de la chasse à la barbarie", appelle l'avocat Georges Catala, qui a plaidé au début des années 1980 aux côtés de Robert Badinter. "Il faudrait continuer à avoir un rayonnement international pour que cet assassinat légal, qui est source d'erreurs judiciaires qui sont irréversibles, puisse disparaître de notre monde."

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PEINE_DE_MORT

22h04 : Des tags ont été retrouvés sur une exposition consacrée à l'anniversaire de l'abolition de la peine de mort à Rennes. On pouvait lire "ACAB", pour "All Cops are Bastards" (tous les flics sont des salauds), mais aussi "La prison en Feu", et "Crève les CRA", (centres de rétention administrative). La municipalité annonce qu'elle va porter plainte.

18h06 : Il est 18 heures et des briquettes, l'heure du point sur l'actu.

Le nouveau parti d'Edouard Philippe a été baptisé en grande pompe au Havre et portera le petit nom d'Horizons. Avec l'horizon de la présidentielle 2027 après avoir apporté son soutien à Emmanuel Macron pour la prochaine échéance.

Emmanuel Macron et Robert Badinter ont lancé un appel à "l'abolition universelle" de la peine de mort. Le chef de l'Etat a annoncé une "rencontre au plus haut niveau" début 2022 pour "convaincre" les pays qui l'appliquent encore.

Et à la fin, c'est toujours Tadej Pogacar qui gagne. Le coureur slovène, déjà vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et du Tour de France, clôt une année exceptionnelle en s'offrant le Tour de Lombardie.

16h00 : Il est 16 heures. Voici les principaux titres de l'actualité :

Edouard Philippe a dévoilé le nom de son nouveau parti : Horizons. Il souhaite élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron en vue de la présidentielle.

Emmanuel Macron et Robert Badinter ont lancé un appel à "l'abolition universelle" de la peine de mort. Le chef de l'Etat annonçant une "rencontre au plus haut niveau" début 2022 pour "convaincre" les pays qui l'appliquent encore.

• Quatre personnes appartenant à l'ultradroite ont été mises en examen à Paris pour avoir projeté des actions violentes, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de l’AFP.

Le milieu des Bleus Adrien Rabiot, testé positif au Covid-19, a été "placé à l'isolement". Il ne pourra pas disputer la finale de Ligue des nations demain contre l'Espagne, a annoncé la FFF.



14h57 : L'ONG Ensemble contre la peine de mort révèle que dix-sept Français, dont une femme, sont toujours condamnés à mort à l'étranger : une en Algérie, un en Chine, un aux États-Unis, un en Indonésie, onze en Irak et deux au Maroc. "ECPM demande aux autorités françaises de mettre tous les moyens en œuvre pour que les droits fondamentaux de ces personnes soient respectés et de garantir leur rapatriement en France."

12h56 : Lors de son discours, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait "relancer le combat pour l'abolition universelle" de la peine de mort. Il prévoit d'organiser, conjointement avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une "rencontre au plus haut niveau" pour "convaincre" les dirigeants des pays l'appliquant encore de "l'urgence de l'abolir".

13h50 : "L'abolition est un progrès des droits de la personne qui s'est incorporé à la tradition nationale. Notre responsabilité est de le protéger et de le transmettre. [C'est un] combat de conquête aussi : 483, c'est le nombre, certainement sous-évalué, d'exécutions perpétrées dans le monde en 2020. 483 meurtres d'Etat administrés par 33 régimes politiques qui ont, pour la plupart, un goût partagé le despotisme, le rejet de l'universalité des droits de l'homme."

Le président Emmanuel Macron parle de "meurtres d'Etat" pour qualifier les peines capitales exécutées dans le monde.




FRANCEINFO

12h33 : "La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde parce qu'elle est une honte pour l'humanité ! Jamais, nulle part, elle n'a fait reculer la criminalité. Pire encore, s'agissant du terrorisme, ce fléau, la peine de mort, transformerait le terroriste en martyr, en héros aux yeux de ses partisans. Après chaque exécution, un commando de fanatiques se lèverait pour le venger en commettant de nouveaux attentats."

12h27 : "La marche vers l'abolition universelle n'a depuis lors cessé de progresser. Nous étions, en 1981, le 36e Etat à abolir la peine de mort – j'ajouterais que nous étions le dernier dans la communauté européenne (...), ce qui n'était pas exceptionnellement brillant. Aujourd'hui, sur 198 pays membres de l'ONU, 109 ont aboli en droit la peine de mort (...). L'abolition est devenue majoritaire parmi les Etats du monde."



Robert Badinter livre au Panthéon un plaidoyer pour l'abolition universelle de la peine de mort.

12h20 : Emmanuel Macron participe aux cérémonies du 40e anniversaire de l'abolition de la peine de mort, en présence de Robert Badinter. Les deux hommes viennent d'entrer dans le Panthéon, à Paris. Le président doit prononcer un discours après celui de l'ancien garde des Sceaux, aujourd'hui âgé de 93 ans. Vous pouvez suivre ces prises de parole en direct à cette adresse.


12h03 : Voici les principaux titres de l'actualité :

• Quatre personnes appartenant à l'ultradroite ont été mises en examen à Paris pour avoir projeté des actions violentes, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de l’AFP.

"Nous manquons d'une stratégie à l'horizon 2050." Edouard Philippe lance son propre parti au Havre, pour élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron.

La loi abolissant la peine de mort a été promulguée il y a 40 ans. "Le seul objectif, c'est l'abolition universelle", a déclaré l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter sur Europe 1.

Le milieu des Bleus Adrien Rabiot, testé positif au Covid-19, a été "placé à l'isolement". Il ne pourra pas disputer la finale de Ligue des nations demain contre l'Espagne, a annoncé la FFF.

10h58 : "J'avais une telle frayeur d'entendre prononcer la peine de mort. Ça a été un soulagement tel que j'ai eu l'impression que j'allais m'évanouir."

Le 9 octobre 1981, la loi abolissant la peine de mort était promulguée. Avant cela, de nombreux avocats se sont battus pour éviter à certains condamnés la peine capitale. Ce fut le cas d'Alain Fraitag, qui a sauvé son client Maurice Hincellin de la guillotine en 1972. Il raconte cet épisode à franceinfo.

L'avocat Alain Fraitag, en octobre 2021. (FARIDA NOUAR)

FARIDA NOUAR / RADIO FRANCE

09h47 : "La peine de mort a toujours été l'apanage ou l'expression des dictatures. Il est évident que si nous avions de nouveau une dictature en France, la peine de mort serait rétablie en même temps que les libertés seraient supprimées, les droits de l'homme balayés etc. C'est une constante de l'histoire de la peine de mort d'être inhérente aux régimes totalitaires."



L'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, était invité sur Europe 1, ce matin, à l'occasion des 40 ans de la promulgation de la loi abolissant la peine de mort.

09h42 : Voici les principaux titres de l'actualité :

La loi abolissant la peine de mort a été promulguée il y a 40 ans. "Le seul objectif, c'est l'abolition universelle", a déclaré l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter sur Europe 1.

Quinze mois après son départ de Matignon, Edouard Philippe lance son propre parti au Havre, pour élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron.

• Une cour d'appel fédérale a permis au Texas de rétablir sa loi interdisant la majorité des avortements, deux jours après le blocage de ce texte controversé.

• Un accord a été trouvé entre 136 pays pour une taxation minimale à 15% des multinationales. L'Irlande, l'Estonie et la Hongrie ont finalement donné leur feu vert.