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Nouvel incident diplomatique entre la France et le Maroc

Le contrôle policier à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle qu'a subi le ministre des Affaires étrangères marocain a provoqué un nouvel incident diplomatique entre la France et le Maroc. Cette esclandre intervient dans un contexte tendu : un mois plus tôt, des plaintes émanant de France accusaient le chef des renseignements marocain de torture. Rabat a répliqué en suspendant sa coopération judiciaire avec Paris et a engagé des poursuites contre les plaignants en France. 
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Un incident diplomatique impliquant le ministre des affaires étrangères marocain a mis de l'eau dans le gaz entre la France et le Maroc. En transit à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le ministre Salaheddine Mezouar a été soumis mercredi à un contrôle policier malgré son passeport diplomatique et s'est vu contraint d'ôter sa veste, sa ceinture, ses chaussettes et ses chaussures. Dans la version marocaine des faits, le ministre s'était présenté comme tel, mais dans la version française, il serait sorti seul de la zone de transit et les vigiles de l'aéroport n'auraient pas compris à qui ils avaient affaire. 

Laurent Fabius a immédiatement appelé son homologue marocain pour s'excuser de cet incident malvenu, mais l'injure était faite : courroucé, le Maroc a aussitôt suspendu sa coopération judiciaire avec la France.

L'incident s'est produit dans un contexte déjà tendu entre les deux pays : Rabat et Paris sont en froid depuis un mois à la suite de plaintes en France à l'encontre du patron des services secrets marocains Abdellatif Hammouchi pour tortures. Dans la foulée de l'incident, le Maroc a annoncé qu'il lançait à son tour des poursuites judiciaires en France, contre les auteurs (des Franco-Marocains pour la plupart, soutenus par une ONG) de ces plaintes pour tortures. La Garde des Sceaux Christiane Taubira pourrait se rendre sur place bientôt pour tenter de rétablirla coopération entrer les deux pays.

L'incident a fait grand bruit au Maroc, où la presse en a fait la Une du jour. Bahia Amrani, rédactrice en chef de l'hebdomadaire marocain Reporters, réagit au micro de Noémie Bonnin. 

 

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