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Montpellier : 17 personnes toujours en garde à vue après une manifestation contre le gouvernement

Dimanche, ces manifestants étaient entendus pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, dégradations aggravées et/ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations. 

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France Télévisions
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Des policiers face à des manifestants contre le gouvernement, le 14 avril 2018 à Montpellier (Hérault).  (PASCAL GUYOT / AFP)

Au lendemain de la manifestation de "convergence des luttes" contre le gouvernement à Montpellier (Hérault), 17 personnes étaient toujours placées en garde à vue, dimanche 15 avril dans l'après-midi. 

La police a procédé à 51 interpellations lors de cette manifestation samedi. 43 personnes avaient ensuite été placées en garde à vue, selon la préfecture de l'Hérault. 17 d'entre elles sont toujours entendues pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, dégradations aggravées et/ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations. 

26 ont été libérées dimanche sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elles, a précisé l'avocate Sophie Mazas, présidente de la fédération de l'Hérault de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Un rassemblement s'est tenu devant l'hôtel de police de Montpellier dimanche après-midi, afin d'obtenir la libération de tous les manifestants arrêtés.

Affrontements entre 200 manifestants et les forces de l'ordre 

Cette manifestation antigouvernementale, qui a rassemblé entre 1 000 et 2 000 personnes samedi, a notamment réuni de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l'accès à l'université, mais aussi des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Elle a été le théâtre d'affrontements entre certains manifestants et les forces de l'ordre. Un peu avant 16 heures, quelque 200 manifestants, le visage dissimulé, se sont directement confrontés avec les policiers, déployés en nombre, selon des journalistes de l'AFP. 

Les dégâts causés à divers commerces – des banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie – en marge de la manifestation n'avaient pas encore été évalués dimanche. 

Des arrestations "très violentes"

Interrogée par l'AFP, l'avocate Sophie Mazas a qualifié ces interpellations et gardes à vue de "pure com" dimanche. 

"Ces personnes, dont deux membres de l'équipe légale de la LDH, ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à 2 km des dégradations", a-t-elle dénoncé. Selon l'avocate, ces manifestants se rendaient alors à l'université Paul-Valéry, bloquée depuis mi-février, pour participer à une Assemblée générale.

Dès samedi soir, la Ligue des droits de l'homme a dénoncé dans un communiqué "la nasse policière" mise en place pour ces interpellations, et "l'entrave à la liberté de manifester": "Certaines arrestations ont été très violentes, il y a eu une répression inhabituelle à Montpellier", a insisté Sophie Mazas. 

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