Nouveau record de surpopulation dans les prisons françaises

Au 1er juillet, 69 375 personnes étaient incarcérées dans l'Hexagone alors que les prisons françaises ne sont censées en accueillir que 58 311.

  La prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, le 3 mars 2016.
  La prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, le 3 mars 2016. (SEBASTIAN KUNIGKEIT / DPA / AFP)

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record, a annoncé l'administration pénitentiaire, mardi 19 juillet. Au total, 69 375 personnes étaient incarcérées au 1er juillet, une population en croissance de 1,2% sur un mois et de 3,8% sur un an. Le précédent record avait été établi en 2014, avec 68 859 détenus.

La surpopulation pénale est également en augmentation, puisque la capacité des établissements pénitentiaires pour accueillir ces détenus n'était que de 58 311 places opérationnelles au 1er juillet. Quelque 1 648 personnes étaient installées directement sur des matelas posées au sol.

La France parmis les mauvais élèves de l'Europe

La France est classée 7e des 47 membres du Conseil de l'Europe, en matière de surpopulation carcérale, selon un rapport publié en mars. L'Hexagone est également fréquemment épinglé par la Cour européenne des droits de l'homme pour "traitements dégradants" des détenus.

Cette surpopulation carcérale a des conséquences lourdes : tensions et violences entre détenus et contre les surveillants, diminution des activités et moindre disponibilité des conseillers d'insertion. La prison peine également à préparer les détenus à leur sortie, ce qui favorise la récidive. "Nos prisons annoncent les malheurs de demain", a récemment mis en garde Jean-Jacques Urvoas.