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Le fondateur de l'Ecole en bateau reconnaît les agressions sexuelles sur ses élèves

Léonide Kameneff, accusé par des anciens élèves de son école de viols et d'agressions sexuelles dans les années 1990, a pour la première fois reconnu l'intégralité des faits énoncés par une des victimes présumées.

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Léonide Kameneff, le fondateur de "L'Ecole en bateau", arrive au tribunal de Paris le 11 mars 2013, pour son procès. (BERTRAND GUAY / AFP)

Léonide Kameneff a franchi un pas important vendredi 15 mars à la barre du procès de l'Ecole en bateau, dont il est le principal accusé. Le psychothérapeute a reconnu pour la première fois l'intégralité des accusations d'agressions sexuelles portées contre lui par un des anciens élèves ayant voyagé sur son bateau au début des années 1990.

Au cours d'une déposition de plus de deux heures, F., 33 ans, a décrit les abus sexuels qu'il explique avoir subi de Léonide Kameneff entre 1992 et 1995 : des carresses appuyées, jusqu'à la tentative de viol. Le fondateur de cette expérience pédagogique alternative aurait notamment profité de moments où les autres jeunes réparaient le bateau pour abuser du jeune garçon.

"Je reconnais tout"

Depuis les début du procès, Léonide Kameneff, aujourd'hui âgé de 76 ans, n'avait reconnu que partiellement les faits, niant les actes les plus graves. "Je reconnais tout ce qu'il a dit sur le plan des faits (...) je prends tout en bloc", a-t-il cette fois déclaré devant la cour d'assises des mineurs de Paris, à l'issue de l'audition du dernier des neuf plaignants au procès. Il a dit avoir entendu "la souffrance, la détresse" des victimes.

"A quel moment, avez-vous décidé de dire ce que vous venez de dire ?", l'a interrogé Eric Morain, avocat des parties civiles. "Pendant l'audition" de F., a-t-il répondu.

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