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La liste des politiques français ayant un compte en Suisse n'aurait jamais existé

Pierre Condamin-Gerbier, témoin-clé dans l'affaire Cahuzac, avait affirmé posséder une liste d'une quinzaine d'hommes politiques français détenant un compte en banque en Suisse. Son avocat a déclaré ce vendredi que son client avait menti "pour faire pression". La dite liste n'aurait jamais existé. 
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Radio France
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  (Maxppp)

Il avait expliqué, en juin, lors d'une audition devant l'Assemblée nationale, qu'il détenait une liste d'une quinzaine de personnalités politiques françaises possédant un compte en banque caché en Suisse. Homme d'affaires, ancien cadre de la banque Reyl, où Jérôme Cahuzac avait son compte en banque, Pierre Condamin-Gerbier aurait menti. 

Témoin-clé dans l'affaire Cahuzac, il avait pourtant affirmé au Sénat avoir remis cette liste à la justice française. Il y avait notamment déclaré que Jérôme Cahuzac n'était qu'un "fusible ". 

Cette liste n'a jamais existé

En réalité, cette liste n'aurait jamais existé. C'est ce qu'a affirmé son avocat, dans une interview publiée par le journal L'Agefi

"Cette liste n'a jamais existé. M. Condamin-Gerbier a utilisé cet argument pour faire taire les menaces dont il a fait l'objet à l'époque" (son avocat)

Il aurait ainsi tenu ces propos pour faire pression, et "faire taire les menaces dont il faisait l'objet à l'époque ". "Il reconnait maintenant que c'était un moyen de pression très maladroit ", a-t-il poursuivi. 

Selon Me Edmond de Braun, Pierre Condamin-Gerbier vivrait très mal sa détention, d'où ce mensonge. Il a été placé en détention en Suisse après la plainte déposée par sa banque (Reyl) contre lui pour "vol, falsification de document et violation du secret professionnel et commercial ". 

Des Français concernés mais aucun homme politique

A la suite de déclarations de M. Condamin-Gerbier, le parquet de Paris avait ouvert, à la fin de mai, une information judiciaire contre X pour "blanchiment de fraude fiscale ".

Des documents confortant certaines des déclarations de M. Condamin-Gerbier avaient alors été saisis, selon des sources proches du dossier. Le nom de certains Français y figuraient, mais aucune personnalité politique n'en faisait partie. 

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