Karachi : Brice Hortefeux entendu dans l'enquête pour "subornation de témoin"

L'ex-ministre de l'Intérieur se dit "très heureux d'avoir pu apporter des précisions à la justice"

Brice Hortefeux, le 12 décembre 2011 à l\'Elysée.
Brice Hortefeux, le 12 décembre 2011 à l'Elysée. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Brice Hortefeux se dit "très heureux d'avoir pu apporter des précisions à la justice". L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu comme témoin, lundi 19 décembre, par le juge Roger Le Loire, en charge de l'enquête sur une éventuelle subornation de témoin dans l'affaire Karachi.

Arrivé peu avant 15 heures et reparti du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris vers 17 h 30, il a notamment été interrogé sur une conversation téléphonique avec son ami Thierry Gaubert. Dans cet appel, il le prévenait que son ex-épouse, Hélène de Yougoslavie, "balançait beaucoup" aux enquêteurs dans le volet financier de l'affaire. 

Des valises "volumineuses de billets"

Mis en examen en novembre, Thierry Gaubert est soupçonné d'avoir fait pression sur Hélène de Yougoslavie avant son audition par les enquêteurs en septembre, afin qu'elle ne témoigne pas contre lui. Lors de cet entretien, elle avait alors affirmé aux enquêteurs qu'en 1994 et 1995, son ex-mari s'était rendu plusieurs fois en Suisse en compagnie de l’intermédiaire libanais Ziad Takieddine afin de récupérer des valises "volumineuses de billets".

Selon elle, cet argent liquide était destiné à Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet d'Edouard Balladur, Premier ministre et candidat à la présidentielle de 1995. Comme le rappelait le Nouvel Obs en septembre, Thierry Gaubert est également un proche ami de Nicolas Sarkozy, dont il fut le directeur de la communication à la mairie de Neuilly, puis le chargé de mission au ministère du Budget.