Jean-Paul Guerlain condamné à 6 000 euros d'amende pour injure raciale

Le parfumeur a été condamné pour ses propos sur les "nègres" sur France 2, prononcés le 15 octobre 2010.

Le parfumeur Jean-Paul Guerlain lors de sa comparution au tribunal, à Paris, en février 2012. 
Le parfumeur Jean-Paul Guerlain lors de sa comparution au tribunal, à Paris, en février 2012.  (LEJEUNE / LE PARISIEN / MAXPPP)

Le célèbre nez Jean-Paul Guerlain a été condamné, jeudi 29 mars, pour ses propos sur les "nègres" prononcés le 15 octobre 2010 sur France 2. Il devra payer une amende de 6 000 euros, a décidé le tribunal correctionnel de Paris.

Interrogé sur la création du parfum Samsara, le descendant du fondateur de la maison Guerlain avait répondu à l'antenne : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin..." Le tribunal a relaxé le parfumeur pour la première phrase, mais l'a condamné pour la seconde. Il a estimé qu'elle revenait "à suggérer la fainéantise" d'un "groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur 'race', ce qui est tout à la fois méprisant et outrageant"

Le parfumeur de 75 ans, qui avait présenté ses excuses à l'audience, devra encore verser 2 000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations parties civiles : le Mrap, la Licra et SOS Racisme.

Une seconde plainte pour propos "à caractère raciste"

Une autre affaire est venue égratigner la réputation de Jean-Paul Guerlain. Une plainte a en effet été déposée fin février contre l'ancien dirigeant de l'entreprise après des propos "à caractère raciste" qu'il aurait prononcés envers des employés antillais d'Eurostar à la gare du Nord à Paris. Ceux-ci étaient en train d'aider le parfumeur qui se déplaçait en fauteuil roulant.

Selon France-Info, les agents ont indiqué à la police avoir entendu de la bouche de Jean-Paul Guerlain, très énervé : "La France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on est servi que par des immigrés." Des propos que conteste l'intéressé.