Cet article date de plus de neuf ans.

Intrusion à Fessenheim : 55 militants de Greenpeace condamnés

Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné jeudi 55 militants de Greenpeace à des peines de deux mois de prison avec sursis pour s'être introduits dans la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. Les faits remontent à mars dernier.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Manifestation anti-nucléaire devant le tribunal de Colmar à l'ouverture du procès des militants de Colmar. © PHOTOPQR/L'ALSACE/Hervé KIELWASSER)

Les 55 militants de l'organisation écologiste Greenpeace qui s'étaient introduits dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Fessenheim en mars dernier ont été condamnés jeudi à deux mois de prison avec sursis pour violation de domicile. Le tribunal correctionnel les a en revanche relaxés du chef de "dégradations volontaires en réunion".

"La posture qui est invoquée par Greenpeace et que vous appelez celle de 'lanceur d'alerte' ne justifie pas tout ", a affirmé le procureur Bernard Lebeau en requérant trois à quatre mois de prison de prison avec sursis pour les prévenus. L'avocat d'EDF a pour sa part évoqué les risques de ce type d'actions tant pour les personnels que pour les militants eux-mêmes.

Une bannière avait été déployée sur le toit d'un des réacteurs

"J'ai le sentiment que c'est un devoir ce que parfois je fais ", a affirmé à la barre, Eddy Varin, un Rouennais de 41 ans qui n'en est pas à sa première action contre des centrales ou des convois de déchets nucléaires. Seuls trois des 55 militants se sont déplacés au tribunal. Les autres avaient refusé par solidarité avec les 14 non-ressortissants de l'espace Schengen qui ont fait l'objet d'interdiction de séjour sur le territoire français après l'action.

Les militants, originaires de quatorze pays, avaient forcé l'enceinte de la plus vieille centrale nucléaire de France à l'aide d'un camion dans lequel ils s'étaient dissimulés. Une douzaine d'entre eux s'étaient hissés sur le toit d'un des réacteurs au sommet duquel ils avaient déployé une bannière prévenant des dangers du nucléaire et d'autres étaient parvenus à grimper sur le toit de la piscine de stockage du combustible. François Hollande a promis la fermeture, d'ici fin 2016, de la centrale alsacienne dont les deux réacteurs de 900 MW sont en service depuis 1977.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.