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Escroquerie : perquisitions à la Société Générale et au CIC dans le Var

Des perquisitions ont eu lieu vendredi dans les locaux de la Société Générale et du CIC à Toulon, dans le cadre d'une enquête sur une vaste escroquerie présumée aux placements financiers dans le Sud-Est. Les banques ne sont pas visées par l'information judiciaire à ce stade. Le principal suspect a été mis en examen en février.
Article rédigé par Clara Beaudoux
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

La Société Générale avait elle-même tiré la sonnette d'alarme. Ses doutes concernaient les activités d'une société toulonnaise de courtage en assurances, DO Conseil, dont la banque était un partenaire financier. Le principal suspect, courtier en assurances de 46 ans, s'était en fait adossé à une filiale de la banque pour développer son activité de placements financiers. "Il prospectait des particuliers avec des placements à taux de rendement élevés, de 5 à 30%, et dès que l'un d'eux voulait se faire rembourser, les fonds étaient prélevés sur la trésorerie ", c'est-à-dire sur l'argent déposé par les autres clients, avait expliqué le procureur de Marseille en février. L'argent ainsi récolté, censé être placé en assurances-vie ou en PEA, servait en réalité à acheter des biens immobiliers (villas en Floride, appartements à la montagne), des véhicules de luxe, des actions, etc. 

Au moins 600 victimes, un préjudice de 38 millions d'euros

L'homme, surnommé localement "le Madoff du Var", a été mis en examen en février dernier. Mais l'enquête du parquet de Marseille se poursuit. Les banques ne sont pour l'instant pas visées par l'information judiciaire, mais les enquêteurs s'intéressent à leur rôle dans cette affaire. D'où les perquisitions effectuées vendredi matin dans les locaux de la Société générale et le CIC de Toulon. Au moins 600 personnes ont été escroquées pour une somme totale de 38 millions d'euros.

Par ailleurs, et dans la même affaire, la Société Générale a été assignée en juin pour "négligence" devant le tribunal de grande instance de Nanterre par un avocat parisien représentant quelque 400 victimes.

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