"Apologie du terrorisme" : Dieudonné s'explique sur son "Je me sens Charlie Coulibaly"

Accusé d'"apologie du terrorisme", le polémiste se justifie dans une longue vidéo. Il évoque "une formule de paix".

Dieudonné, au tribunal de Paris, le 13 décembre 2013.
Dieudonné, au tribunal de Paris, le 13 décembre 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Dans une vidéo mise en ligne jeudi 22 janvier, Dieudonné s'explique sur son "Je me sens Charlie Coulibaly", lancé sur Facebook, en référence à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière à Montrouge et quatre personnes dans un magasin casher de Paris. Une phrase écrite le 11 janvier, après la marche républicaine qui a réuni plusieurs millions de Français. Depuis, Dieudonné a été placé en garde en vue durant une journée, le 14 janvier. Il doit être jugé en correctionnelle pour "apologie du terrorisme".

Dans une vidéo de plus de dix minutes, publiée sur YouTube, il revient longuement sur le sens de la formule qui lui vaut ces poursuites judiciaires. Dieudonné se félicite, non sans ironie, d'avoir reçu "le soutien du monde entier au nom de la liberté d'expression", "et même du Corée du Nord !", ironise-t-il. "Je me sens Charlie Coulibaly" n'était, selon le polémiste qu'une "petite saillie drôlatique". Il dit déplorer un "malentendu énorme" : "Charlie Coulibaly était une formule de paix, (...) une parole de paix dans une période de guerre."

"Je voulais dire non à cette guerre programmée (...) comme la voix du Poilu en 14-18 aurait pu dire, dans le traquenard des tranchées : 'je me sens franco-allemand' parce qu'il était fatigué", poursuit Dieudonné, dans une logorrhée décousue. Il prend aussi l'exemple du "Viet Cong piégé sous les bombardements" qui aurait dit "Je suis américano-vietnamien, je refuse la guerre". "Il n'y a pas de différences entre les morts, d'un camp ou de l'autre", dit-il. "Je n'irai pas me battre, ni pour Hollande, ni pour Al-Qaeda. Qu'ils s'entretuent entre eux", lance également Dieudonné.