Deux militantes écologistes, jugées pour avoir aspergé de soupe un tableau de Monet, ont été relaxées

Le procureur avait requis deux mois de prison avec sursis pour les deux jeunes femmes.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Les deux militantes, accusées d'avoir aspergé de soupe le tableau de Claude Monet, à Lyon (Rhône), le 21 mai 2024. (JOEL PHILIPPON / LE PROGRES / MAXPPP)

Deux militantes du collectif écologiste Riposte alimentaire, qui avaient aspergé de soupe un tableau de Claude Monet en février, ont été relaxées mardi 18 juin par le tribunal correctionnel de Lyon. La toile, sous vitre, n'avait pas subi de dommage.

"Les éléments constitutifs de l'infraction ne sont pas établis", a jugé la présidente du tribunal en rendant la décision, qualifiée de "très bonne nouvelle pour la liberté d'expression" par l'avocate de la défense. "Cette affaire avait beaucoup ému, ce n'était pas gagné", a ajouté Adeline Dubost. 

Demande de relaxe au nom de la liberté d'expression 

Durant l'audience, fin mai, le procureur avait requis deux mois de prison avec sursis pour les deux jeunes femmes, jugées pour avoir "volontairement dégradé le tableau de Claude Monet le Printemps", en février au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Les deux avocates de la défense avaient demandé la relaxe au nom de la liberté d'expression et plaidé la nécessité d'agir face au réchauffement.

Les deux militantes, âgées de 20 et 23 ans, avaient raconté comment elles étaient "entrées en résistance civile", après avoir constaté que "les moyens légaux" pour alerter sur le changement climatique "ne fonctionnaient pas". En février, elles avaient été filmées alors qu'elles aspergeaient le tableau de soupe en scandant : "Ce printemps sera le seul qui nous restera si nous ne réagissons pas. Que vont peindre nos futurs artistes ?"

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