Cet article date de plus de huit ans.

Deux CRS risquent la révocation pour avoir masqué un radar

Devant les caméras de l'émission de TF1 Automoto, les deux fonctionnaires avaient recouvert un radar automatique avec un sac plastique. Malgré le floutage de leurs visages et la déformation de leurs voix, la police des polices a réussi à les démasquer. Ils sont convoqués ce mardi devant un conseil de discipline et risquent la révocation.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (TFI)

Une "action coup de poing" pour dénoncer "une
politique de sécurité routière basée essentiellement sur la rentabilité
financière". Voilà comment TF1 présente son reportage en
"exclusivité" diffusé en novembre 2012. On y voit des CRS scotcher un
sac plastique sur un radar automatique. 

[**Exclusivité Automoto - Radars, l'action de policiers en colère** sur WAT.tv](http://www.wat.tv/video/exclusivite-automoto-radars-5ccjr_2flv9_.html "Vidéo Exclusivité Automoto - Radars, l'action de policiers en colère sur wat.tv") sélectionnée dans [Moteurs](http://www.wat.tv/theme/moteur-transport/recent "Toutes les vidéos Moteurs & Transports sont sur wat.tv")   Après la diffusion de cette vidéo, le ministère de l'Intérieur a saisi l'Inspection générale de la  police nationale. Malgré le floutage des visages des fonctionnaires et la déformation de leurs voix, la police des polices a réussi à retrouver leurs traces grâce à des indices sur la vidéo et des appels téléphoniques. L'animateur de l'émission Denis Brogniart a par ailleurs été convoqué par les inspecteurs en avril dernier. Ce dernier assure ne pas avoir révélé l'identité des deux policiers filmés.   Deux CRS de l'Ain sont donc convoqués ce mardi devant une commission de discipline. D'après l'avocat Jean-Philippe Coin, l'une des personnes interrogées dans le reportage, ils risquent de lourdes peines. "*Les peines sont doublées pour les fonctionnaires. Vous êtes poursuivis au pénal comme tout le monde, et en plus vous êtes poursuivis professionnellement et virés. Comme ils étaient en service et en tenue, ils sont accusés d'avoir causé un tort à l'image de la police* ". S'ils risquent effectivement la révocation devant le conseil de discipline, le parquet de Bourg-en-Bresse n'a pas communiqué sur ses intentions.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Justice

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.