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Chine : Bo Xilai se défend en évoquant sa vie intime et ses vieux vêtements

Le procès du dirigeant chinois déchu s'est achevé ce lundi devant le tribunal de Jinan, avec deux nouveaux épisodes : la révélation d'un amour interdit et le mauvais état de la garde-robe de l'ancien apparatchik.
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France Télévisions
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  (Jinan Intermediate People's Court/Handout via Reuters(L) and Stringer (C and R)/Files Reuters)

Il devait s'achever au bout de un ou deux jours, il en aura duré cinq. Le procès de Bo Xilai, cet ancien dirigeant chinois accusé de corruption, de détournement de fonds et d'abus de pouvoir, s'est finalement terminé lundi, avec deux séquences fortes. Deux révélations qui ont marqué cette ultime audience suivie par des millions d'internautes chinois via le micro-blog du tribunal.

La première impliquait l'épouse de l'accusé, Gui Kalai. Vendredi, elle accusait son mari d'avoir touché des pots-de-vin. L'ancien secrétaire général du Parti communiste à Chongqing a riposté en évoquant l'amour que portait son ancien bras droit, le chef policier Wang Lijun à son épouse. "Il était secrètement amoureux de Gu Kailai, il en était confus et bouleversé ", a expliqué Bo Xilai lundi.

Tellement bouleversé que l'homme, incapable de vivre ses sentiments, se serait autoflagellé en se giflant à plusieurs reprises. Il s'est également réfugié en février 2012 dans un consulat américain, déclenchant un scandale en Chine.

"Les caleçons que je porte m'ont été offerts par ma mère dans les années 60 "

Vendredi, les observateurs s'étaient étonnés de l'attitude offensive de celui dont la carrière politique avait été brisé par les accusations dont il fait l'objet. Bo Xilai n'a pas changé d'attitude ce lundi.

Afin de prouver qu'il n'avait pas touché de pots-de-vin, il a assuré qu'il portait les mêmes caleçons longs depuis plus de cinquante ans. "Je n'attache aucune importance à mon apparence vestimentaire , a-t-il expliqué devant le tribunal. Les caleçons longs que je porte actuellement m'ont été offerts par ma mère dans les années 1960 ."

Connu pour son élégance et ses costumes soignés, celui qui aurait pu prétendre au plus hautes fonctions politiques de son pays a assuré que sa garde-robe ne comportait aucune marque de luxe.  

"Je vous assure que le costume que je porte, ainsi que ceux de ma garde-robe, ont tout été confectionnés par un petit atelier du district de Xinjin de Dalian". (Bo Xilai)

Les débats de la cour se sont achevés lundi. Le jugement est mis en délibéré jusqu'à une date non précisée, probablement mi-septembre. Certains observateurs estiment que le verdict a déjà été fixé à l'avance, et que Bo Xilai devrait écoper de 15 à 20 ans de prison.

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