Cercle Wagram : un an à six ans de prison ferme pour les prévenus

Neuf des dix prévenus ont été condamnés. Ils comparaissaient pour extorsion de fonds et association de malfaiteurs.

François-Marie Giacobetti (au centre), escorté par la police, lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, le 5 décembre 2012, le premier jour du procès de l\'affaire du Cercle Wagram.
François-Marie Giacobetti (au centre), escorté par la police, lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, le 5 décembre 2012, le premier jour du procès de l'affaire du Cercle Wagram. (MIGUEL MEDINA / AFP)

D'un an de prison avec sursis à six ans ferme : ces peines ont été prononcées vendredi 18 janvier contre neuf des dix prévenus jugés devant le tribunal correctionnel de Paris, dans l'affaire dite "du Cercle Wagram". Les prévenus comparaissaient depuis le 5 décembre pour extorsion de fonds et association de malfaiteurs. Ils sont accusés d'avoir participé au coup de force intervenu en 2011 à Paris pour chasser les dirigeants du cercle de jeux Wagram

Avec une peine de six ans de prison, le plus lourdement condamné est Jean-Luc Germani, en fuite. Il est présenté comme l'un des héritiers de la Brise de mer, un gang corse déchiré par des rivalités à l'origine du putsch contre l'établissement de jeu parisien. Il écope également d'une amende de 100 000 euros. Il est considéré comme le cerveau de l'opération menée le 19 janvier 2011 dans les locaux de l'établissement, au cours de laquelle les dirigeants ont été priés, fermement mais sans violence, de quitter définitivement les lieux.

Une seule relaxe

Présentés comme des "hommes de main" de Jean-Luc Germani, quatre autres prévenus, dont deux en fuite et deux en détention provisoire, ont écopé de peines allant de trente mois de prison, pour trois d'entre eux, à quatre ans, pour le dernier. 

Pour évincer l'équipe aux commandes du cercle, Jean-Luc Germani et ses comparses se seraient alliés avec un groupe d'employés ou d'anciens employés du Wagram. Contre ces derniers, le tribunal a prononcé des peines d'un an avec sursis, de deux ans avec sursis, et deux peines de trois ans ferme. 

Les juges, qui ont été dans l'ensemble plus cléments que les réquisitions du parquet, ont ordonné une relaxe : celle de Frédéric Graziani, acteur de la série de Canal+ Mafiosa, qui avait travaillé quelques mois au Wagram. Situé près des Champs-Elysées, le cercle de jeux a été fermé sur décision administrative quelques mois après le putsch.