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Agression d'un jeune juif dans le train : un acte antisémite pour le parquet

Les deux auteurs présumés de l'agression d'un jeune juif dans un train nient avoir prononcé des insultes antisémites. Le parquet a pourtant retenu le caractère antisémite de l'agression. Les deux jeunes d'origine maghrébine ont été placés sous contrôle judiciaire.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

L'agression s'est produite mercredi soir à abord d'un train pour Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon. Le jeune homme passait un coup de fil à son frère qui a un prénom juif.
C'est alors qu'il aurait été pris à partie un jeune d'origine maghrébine qui aurait proféré des injures antisémites. Sur la plateforme, le premier agresseur est alors rejoint par un second et ils se sont mis à frapper leur victime, roué de coups.

Arrêtés quelques heures plus tard dans un bureau de recrutement de l'armée à Lyon, les deux agresseurs sont placés en garde à vue. Les enqupeteurs ont alors du mal à établir le caractère antisémite de l'agression : en l'absence de témoignages, c'est parole contre parole. S'ils ne nient pas les coups, les deux jeunes agresseurs jurent ne pas avoir eu de motivation antisémite. 

La connotation religueuse est retenue dans les premiers communiqués du ministère de l'Intérieur, dès jeudi. D'autant que la victime, qui rentrait de Toulouse, est scolarisée au lycée-collège Ozar Hatorah où Merah a commis sa dernière tuerie en mars dernier.
Finalement, à l'issue de 48 heures de garde à vue, le parquet tire les mêmes conclusions, et retient le caractère antisémite de l'agression.
Les deux jeunes gens ont été placés sous contrôle judiciaire, et mis en examen pour "violences volontaires aggravées du fait de l'appartenance de religieuse de la vicime".

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