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Affaire Karachi : le juge Marc Trévidic se dit "harcelé" par sa hiérarchie

Le magistrat, juge d'instruction antiterroriste à Paris, a saisi l'Union syndicale de la magistrature au sujet de brimades à son encontre. Son entourage parle de pressions politiques.

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France Télévisions
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Le juge antiterroriste Marc Trévidic, photographié sur le plateau de France 5 en février 2011. (BALTEL / SIPA)

L'un des juges d'instruction chargés de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 au Pakistan, Marc Trévidic, se dit victime de harcèlement de la part de sa hiérarchie. Le juge antiterroriste à Paris a saisi l'Union syndicale de la magistrature (USM, syndicat majoritaire) à ce sujet.

Selon son entourage, Marc Trévidic explique qu'il n'est plus saisi depuis quelques temps de procédures nouvelles. Selon lui, à dessein. Le magistrat affirme également avoir fait l'objet de mesures vexatoires comme l'annulation sans motif de formations prévues de longue date. Il rapporte aussi qu'on lui a cherché querelle à propos d'un supposé incident avec un photographe au Palais de justice.

De l'attentat à l'affaire politique

L'USM a interpellé la hiérarchie du magistrat et notamment le premier président de la cour d'appel de Paris Jacques Degrandi. Ce dernier assure dans l'hebdomadaire Marianne que le juge Trévidic "manque à ses obligations déontologiques". Il n'y aurait cependant aucune procédure disciplinaire en cours et l'incident serait clos, selon l'entourage du juge.

Succédant en 2007 au juge d'instruction Jean-Louis Bruguière, Marc Trévidic a ouvert une nouvelle piste dans l'enquête sur l'attentat qui a fait 15 morts, dont 11 Français travaillant à la construction de sous-marins en 2002 au Pakistan. Une première piste islamiste retenue par la justice pakistanaise s'est avérée un montage.

On envisage désormais l'hypothèse d'une vengeance sur fond de litige concernant le paiement de commissions en marge de contrats de vente de sous-marins. Ce nouveau scénario est à l'origine d'une vaste affaire politico-financière en France dans laquelle les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy notamment sont cités.

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