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"Je suis fatiguée de ces violences" : la militante féministe Caroline De Haas annonce quitter les réseaux sociaux

La militante explique sa décision dans un billet publié sur Mediapart, lundi.

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France Télévisions
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Caroline De Haas lors d'une manifestation, à Paris, le 24 novembre 2017. (ALAIN JOCARD / AFP)

"Après plusieurs jours d'insultes et de harcèlement, je quitte les réseaux sociaux." Caroline De Haas a annoncé cette décision, lundi 26 février, dans un billet publié sur Mediapart. Très active sur Twitter et habituée des plateaux, la militante féministe a l'habitude d'être interpellée sur internet. Mais une série de polémiques récentes a provoqué un torrent de réactions particulièrement hostiles à son égard, selon elle.

Un gouffre a été franchi après un article publié par L'Obs. Le magazine avait interrogé plusieurs personnes à la suite de la mobilisation #MeToo sur les violences sexuelles. Caroline De Haas en faisait partie. "Le journaliste a décidé, sans me faire relire ou valider mes propos, de titrer 'Un homme sur deux ou trois est agresseur', déclenchant ainsi une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux"', raconte-t-elle, estimant que le journal a voulu "faire le buzz". Caroline De Haas met également en cause Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, invitée sur BFMTV. "Elle n'a pas choisi d'expliquer que je n'avais pas tenu ces propos (...) Elle a enfoncé le clou. Et moi avec."

"Votre temps est bientôt révolu"

La militante féministe pointe également le rôle d'Eric Naulleau, après la publication d'un article de Libération sur le scandale de harcèlement sexuel au sein de l'Unef, un syndicat étudiant. Dans un tweet, le chroniqueur l'a accusée de ne pas avoir vu ces violences. "Il y a dix ans, je n'étais pas une militante contre les violences sexistes et sexuelles. J'étais une femme, une victime de violences, qui n'était pas formée pour détecter les violences dans mon entourage", rétorque Caroline De Haas.

"J'arrête. Je quitte les réseaux sociaux pour un temps indéterminé", tranche-t-elle. 

La bonne nouvelle ? C'est qu'on peut changer le monde sans être sur les réseaux sociaux. Je me dis même qu'on le change sans doute mieux sans eux.

Caroline De Haas

sur Mediapart

Et la militante de conclure : "Je le dis donc aux agresseurs et à leurs alliés avec beaucoup de sérénité, de détermination et d'enthousiasme : votre temps est bientôt révolu."

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