Référendum sur l'avortement : les Irlandais ont voté "oui" à plus de 66%, selon les résultats officiels

"C'est "une révolution tranquille", a réagi le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

Les pro-avortement exultent à l\'annonce des résultats du référendum, le 26 mai à Dublin.
Les pro-avortement exultent à l'annonce des résultats du référendum, le 26 mai à Dublin. (PAUL FAITH / AFP)

Les Irlandais ont approuvé à une majorité écrasante la libéralisation de l'avortement, selon les résultats définitifs du référendum de vendredi, publiés samedi 26 mai. Les électeurs se sont prononcés à 66,4% pour l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement. La participation a atteint 64,1%. Sur 2,15 millions de bulletins de vote exprimés, quelque 1,43 million se sont exprimés en faveur du changement de législation.

"C'est "une révolution tranquille", a réagi le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, selon qui les Irlandais étaient prêts à ce changement depuis déjà des années. "Le peuple a dit que nous voulions une Constitution moderne pour un pays moderne, que nous faisons confiance aux femmes et que nous les respectons pour prendre les bonnes décisions concernant leur propre santé", a-t-il ajouté.

Une loi promulguée "avant la fin de l'année"

Ce vote est un nouveau séisme culturel dans cette petite république de 4,7 millions d'habitants, trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel. Dans la capitale irlandaise, la cour du château de Dublin a été envahie par des centaines de personnes qui ont accueilli les résultats avec des cris de joie et des larmes d'émotion.

Le gouvernement veut autoriser l'avortement pendant les 12 premières semaines de grossesse, et jusqu'à 24 semaines pour raisons de santé. Leo Varadkar a annoncé que la nouvelle législation serait promulguée "avant la fin de cette année".

Son ministre de la Santé, Simon Harris, a précisé à l'AFP que l'exécutif se réunirait mardi pour discuter du projet de loi avec l'objectif de le présenter "à l'automne" au Parlement, où il devrait être adopté sans difficulté, les chefs des deux principaux partis d'opposition, Fianna Fail et Sinn Féin, soutenant la réforme.