Marisol Touraine veut que les sages-femmes puissent réaliser des IVG médicamenteuses

Les 40 ans de la loi Veil seront marqués par la présentation de nouvelles mesures pour renforcer l'accès à l'interruption volontaire de grossesse, selon le ministère de la Santé.

La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, à l\'Elysée, le 14 janvier 2015.
La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, à l'Elysée, le 14 janvier 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Marisol Touraine présente, vendredi 16 janvier, ses ambitions pour faire évoluer l'application du droit à l'avortement. Quarante ans après la promulgation de la loi Veil, qui dépénalisait le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), la ministre de la Santé va présenter une série de mesures. Parmi elles : l'autorisation donnée aux sages-femmes de pratiquer des IVG médicamenteuses, explique-t-elle au Parisien.

"Je veux garantir à toutes les femmes qu’elles pourront trouver à côté de chez elles un moyen d’avorter si elles le souhaitent, et avoir le choix entre les méthodes utilisées", indique la ministre. Demandant "à toutes les régions de faire d’abord un diagnostic sur les besoins existants", elle "propose que les sages-femmes soient autorisées à réaliser des IVG médicamenteuses et les médecins des centres de santé, des IVG instrumentales, ce qui aujourd’hui ne leur est pas possible".

Mise en place d'un numéro d'appel unique

Quarante ans après la dépénalisation de l'avortement en 1975, l'Institut national d'études démographiques (Ined) estime le taux d'IVG à 15 pour 1 000 femmes, soit des chiffres semblables à ceux de la Norvège ou du Danemark, mais moins qu'en Hongrie (17) ou en Suède (20). Dans ce contexte, Marisol Touraine entend, avec ce nouveau plan, "assurer une meilleure information des femmes sur leurs droits, faciliter le parcours de celles qui souhaitent avorter et garantir son accès partout sur le territoire", explique-t-elle au Parisien.  

"Nous allons ainsi mettre en place, en septembre, un numéro national unique d’appel, pour répondre aux questions sur la sexualité, la contraception et l’IVG, sachant qu’il existe déjà le site gouvernemental", poursuit-elle.