Nîmes : le procureur ouvre une enquête après la décision d'une superette d'interdire "toute personne voilée" à l'intérieur du magasin

L'enquête du parquet a été ouverte pour "discrimination et refus de vente".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La supérette se trouve à Nîmes. (CAPTURE D'ECRAN GOOGLE MAPS)

Le procureur de Nîmes Eric Maurel a ouvert vendredi 30 octobre une enquête préliminaire pour discrimination dans la vente d'un bien, a appris franceinfo, après la diffusion de photos d'une affiche placardée sur la devanture d'une superette de Nîmes, interdisant les "femmes voilées" à l'intérieur du magasin.

Un acte de discrimination, passible d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison

Sur les photos diffusées sur les réseaux sociaux et relayées par Midi Libre, on peut voir une affichette sur la vitrine où il est écrit "A compter de ce jour, toute personne voilée ne sera pas autorisée à rentrer dans la magasin." Le procureur de Nîmes rappelle que "le refus d'une prestation de service ou la vente d'un bien sans motif légitime est de la discrimination", et que les auteurs de tels actes risquent jusqu'à trois ans de prison. L'enquête est confiée à la sûreté départementale.

Selon Midi Libre, le groupe Casino, propriétaire de la marque, a réagi jeudi 29 octobre au soir sur Twitter en postant le message suivant : "Nous venons de prendre connaissance de cette affiche, nous la condamnons avec la plus grande fermeté. Il s'agit d'une initiative personnelle qui va à l'encontre des valeurs de l'enseigne. Nous avons fait le nécessaire pour tout faire retirer."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.